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| Re : Vos coups de coeur cinéma [message n° 1289895 est une réponse au message n° 1289512] |
mer. 05 août 2026 08:24   |
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sar@h |  | | messages : 7002
Inscrit(e) : septembre 2004 Situation géographique : 29 N Métier : RIEN | |
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Je n'avais pu les voir lors de leurs sorties en salle (il faut se bloquer 3 h 35' !)
mais ce mois d'août le documentaire de Wang Bing est en replay sur Arte :
https://www.arte.tv/fr/videos/124805-000-A/jeunesse-1-3/
Synopsis :
Citation :La vie quotidienne des jeunes forçats de l'industrie textile dans le quartier ouvrier de Zhili, près de Shanghai. Sous le bruit incessant des machines à coudre, les rêves, les flirts, l'élan et la douleur d'une génération filmée sur le temps long par Wang Bing dans une magistrale trilogie documentaire.
Dans la banlieue ouvrière de Zhili, près de Shangaï, des milliers de jeunes galériens, venus pour la plupart des provinces du Yunnan ou de l'Anhui (parmi les plus pauvres de Chine), s'entassent dans les ateliers de production textile, qui fournissent la moitié du marché intérieur en vêtements d'enfants. Ces garçons et filles exploités travaillent et vivent côte à côte, logés par dortoirs dans les étages supérieurs des ateliers, après leur douze à quatorze heures d'harassant labeur quotidien. Sur l'établi, durant les pauses et le soir, la promiscuité constante favorise les flirts, les conflits, les jeux mais aussi une solidarité tangible lorsqu'il faut renégocier le salaire à la pièce qui ne cesse de baisser.
Tour de force
Pendant cinq ans, de 2014 à 2019, le documentariste Wang Bing, accompagné d'une petite équipe, a posé ses caméras dans un quartier ouvrier de la ville de Huzhou, à cent cinquante kilomètres de Shanghai, où sont installés des centaines d'ateliers textiles. Inlassablement, dans le vacarme des machines à coudre ou dans les dortoirs où s'entassent ces adulescents braillards et touchants, Wang Bing y a filmé le quotidien : le travail, exécuté à une vitesse effarante dans l'espoir d'un meilleur salaire, les chamailleries, l'ennui, les flirts et l'amour, mais également la peur du futur, les âpres négociations avec les patrons, la tendresse et la cruauté, la vétusté, voire l'insalubrité, de ces lieux d'éternel passage où se succèdent les vagues de jeunes travailleurs. Une somme d'images exhaustive, fascinante, à travers laquelle le cinéaste montre tout de ces vies que l'Occident peine à concevoir, sans misérabilisme, honorant son sujet par l'utilisation du temps long et une distance respectueuse qui lui ouvre toutes les portes. Malgré l'exploitation évidente des ouvriers et la dégradation continuelle de leurs conditions de vie et de travail ce qu'il qualifie de "problème social majeur" , Wang Bing ne fait pas de cinéma social, il fait du cinéma humain. Et réussit, en un prodigieux tour de force, à capturer l'essence d'une génération.
Je n'étais déjà pas fast fashion ... je lui suis encore moins !
Sar@h,
RIEN : Retraitée Ingénue de l'Éducation Nationale
La vie est une farceuse …
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