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| Re: Inférences/Implicite [message n° 618987 est une réponse au message n° 618974] |
mer. 03 novembre 2010 06:58   |
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etoile |  | | messages : 6082
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J'ai eu une conférence il y a deux ans sur ce thème et une l'an dernier aussi sur les personnages dans la littérature jeunesse.
En gros, il était dit que tous les albums littérature jeunesse étaient des textes résistants pour les enfants au cycle 1.
Il fallait s'attacher à rendre le plus explicite possible la littérature jeunesse, pour permettre aux enfants de se construire des repères.
Par exemple, en PS, il faut longtemps travailler avec Petit ours brun pour construire l'idée du personnage de l'ours comme un "gentil". Ensuite, on pourra aborder le conte Boucle d'or.
En MS, elle expliquait qu'il fallait travailler sur le personnage du loup qui est le méchant avant de pouvoir aborder (plus tard, pas avant la GS) le loup parodique des livres de Mario Ramos et de Geoffroy de Pennart.
Est-ce que c'est ça que tu cherches ? J'ai mes notes à l'école, si j'y pense je peux ramener ça ce soir.
Mais tu sais c'est vraiment un sujet très vaste : en soutien, je travaille sur les textes avec de l'implicite et des inférences pour aider des cycles 3 à mieux lire et à devenir autonomes en lecture.
Etoile
Si tu as réussi à croire au Père Noël pendant en gros 7 ou 8 ans, tu dois bien arriver à croire en toi, 5 minutes, non ?
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| Re: Inférences/Implicite [message n° 619728 est une réponse au message n° 619673] |
sam. 06 novembre 2010 07:37   |
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etoile |  | | messages : 6082
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Ben, en fait, c'est bien ce qu'expliquait ma conférence.
Pour que les enfants aient des références implicites en GS, il faut qu'on ait pris le temps de les construire en PS et MS.
Donc, les enfants doivent rencontrer beaucoup de loups méchants pour forger le stéréotype du loup et comprendre ce qui se cache dans des livres comme Docteur Loup, ou Les crêpes de Monsieur Loup.
Tout ça en plus du travail classique autour de la permanence du personnage, de la compréhension de l'histoire, du rôle des personnages...
Etoile
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| Re: Inférences/Implicite [message n° 619908 est une réponse au message n° 619808] |
sam. 06 novembre 2010 19:01   |
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etoile |  | | messages : 6082
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J'avais trouvé le deuxième document que tu proposes.
J'ai regardé rapidement mes notes à l'école (mais bon, comme je n'ai que la moitié d'un cerveau, je n'ai pas ramené mon classeur pour compléter ma lecture). J'essaie d'y penser, je te promets...
Il s'agissait d'une conférence sur l'entrée dans l'écrit au cycle 1, elle développait l'idée de faciliter la compréhension en proposant plusieurs niveaux d'accès à un même texte.
Par exemple pour roule galette : elle expliquait qu'il ne servait à rien de le lire textuellement aux enfants en PS : trop long, trop compliqué et difficile à comprendre : pourquoi le renard est-il rusé ? (ça c'est une référence culturelle qui doit se construire par la rencontre de pleins
de renards méchants - malins), pourquoi réussit-il à la manger ? (pas évident de comprendre qu'elle se fait avoir par un beau parleur...)
Par contre, elle proposait de le raconter en rajoutant des détails, le ton, la façon de décrire les animaux... et elle expliquait que ça servait de base pour faciliter la lecture de l'histoire ensuite en MS voire en GS sans même le support des images.
Je ne sais pas si c'est très clair pour toi.
La conférencière s'appelle Véronique Boiron, mais je n'arrive pas à mettre la main sur la conférence sur internet.
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| Re: Inférences/Implicite [message n° 620354 est une réponse au message n° 620269] |
dim. 07 novembre 2010 21:20   |
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etoile |  | | messages : 6082
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Je crois qu'il y a quelque chose à creuser aussi au niveau du travail sur les consignes et l'autonomie. C'est ce que tu dis Pamina, avec le langage d'accompagnement.
Rendre "transparentes" les consignes pour faciliter le devenir élève. J'ai déjà trouvé ça quelque part mais je ne sais pas trop où.
Pour ce qui est de Véronique Boiron, j'ai mis en pratique avec Roule Galette il y a deux ans. Et bien, je pense que c'est la première fois que le texte est aussi bien passé chez mes élèves.
J'ai d'abord raconté l'histoire sans support, puis, j'ai montré le livre, j'ai lu le texte sans les images, enfin, j'ai fait un aller retour - images/texte, mais la compréhension avait été grandement facilitée parce que j'avais beaucoup parlé et joué le conte avant.
Tout à fait à la fin, j'ai demandé aux enfants de me raconter l'histoire, comme ils s'en rappelaient, avec leurs mots, et bien j'ai été drôlement étonnée de voir tout ce qu'ils en avaient compris et ce qu'ils pouvaient m'expliquer.
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| Re: Inférences/Implicite [message n° 628617 est une réponse au message n° 621425] |
mer. 08 décembre 2010 22:45   |
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etoile |  | | messages : 6082
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J'ai assisté à la conférence de Véronique Boiron sur l'entrée dans l'écrit au cycle 1 aujourd'hui.
C'est celle que tu as trouvée Naty. Elle a donné beaucoup d'exemple sur l'implicite dans l'écrit. Mais aussi sur tout ce qui est implicite dans le scolaire.
Exemple : quand en CP le maître dit "rangez vos cahiers bleus, prenez vos cahiers rouges" : pour le maître c'est clair, on va faire des maths après avoir fait du français. Pour beaucoup d'enfants, c'est juste qu'on change de couleur de cahier.
Dés la PS on apporte une foule d'infos sur le "scolaire" et son langage qui sont très éloignés du langage de la maison "faire de la peinture", "tracer" "dessiner" "écrire" tous ces mots sont un peu comme un nouveau langage qu'il faut apprendre et expliciter.
Ensuite, pour la littérature, il s'agit de l'éloignement entre ce qu'on dit à l'oral et ce qui est transcrit à l'écrit. L'écrit court-circuite des choses et fait appel à tout un tas de références que les enfants ont ou pas.
Selon elle, c'est en oralisant les histoires qu'on les rendra moins opaques aux enfants. Trop de connaissances sont en jeu lorsqu'on leur lit une histoire, et il faut parler et encore parler pour "expliciter" le texte.
Elle a donné plusieurs exemples :
Aboie Georges : raconter l'histoire, plusieurs fois, la jouer nous avec le ton, en rajouter... ensuite la lire avec le livre en montrant bien aux enfants qu'on est en train de lire (les yeux posés dessus le livre, si on arrête de lire, on referme le livre) et enfin poser la question qui tue "Comment ça se fait que le chien dise "bonjour" à la fin de l'histoire ?" pour amener les enfants à se poser des questions sur ce qui n'est pas dit dans le texte.
C'est toujours une question sur l'implicite. Jamais une question en "Pourquoi" parce que les enfants répondent un "parce que" et bloquent là dessus.
Bon, elle nous a aussi dit qu'en bossant comme ça on allait vivre de grands moments de solitude mais que c'était un travail nécessaire si on veut rendre les gamins autonomes face à l'écrit.
Etoile
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| Re: Inférences/Implicite [message n° 629102 est une réponse au message n° 629097] |
sam. 11 décembre 2010 07:33  |
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etoile |  | | messages : 6082
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Elle expliquait juste que la question en "Pourquoi" amène toujours chez les enfants une réponse en "Parce que" et que le plus souvent ça s'arrête là.
La question en "Comment ça se fait" ou "comment fait il" "Comment est il arrivé à...", au départ on n'a pas de réponse mais on peut aiguiller les enfants.
Pour "Roule Galette" elle procédait ainsi dans une classe de MS : après avoir raconté deux ou trois fois l'histoire en rajoutant tous les détails nécessaires pour rendre explicite l'histoire, elle leur lit et elle demande à la fin "Pourquoi le renard il mange la galette ?" Les réponses obtenues :"Parce qu'il avait faim" "parce qu'il est rusé" "parce qu'il avait envie de la manger"
La réponse parce qu'il est rusé ne veut pas non plus forcément dire que l'enfant a compris ce dont il parle.
Même exercice sur une autre classe, même procédure mais la question cette fois est "Comment ça se fait que le renard arrive à la manger lui ?" et là, réponses "Ben elle est allée sur son nez" "Il lui a dit je suis sourd, approche -toi" qui démontrent une meilleure compréhension de l'histoire.
Mais elle dit bien que pour en arriver là, on passe par de grands blancs dans nos classes et que là aussi il faut combler les blancs. Relancer "Mais enfin, qu'est-ce qui lui a pris à la galette de grimper comme ça sur le nez du renard ?"
En gros elle préconise d'amener les enfants à se poser des questions sur ce qu'on leur lit, raconte...
C'était passionnant vraiment.
Ce qui était aussi très intéressant c'était ce qu'elle racontait autour du travail sur le vocabulaire de l'école et des consignes.
Etoile
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