| JOUONS AVEC LES MOTS : Frangin - Frangine [message n° 81740] |
ven. 04 novembre 2005 23:58  |
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| fleurlou |  | | messages : 1273
Inscrit(e) : janvier 2005 | |
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Ils sont deux enfants
Ils jouent gentiment
Dans la cour des grands.
Dans leurs poches pas de billes
Mais des milliers de mots qui brillent.
Pour éclairer leurs nuits d’été,
Ils s’amusent à les échanger.
Un mot marrant contre un mot fou
Un mot simple contre un doux
Un mot intime contre un savant
Un petit mot tout contre un grand.
Ils sont heureux et ils sourient
Deviennent peu à peu des amis.
Ils oublient tout, ils sont si bien
Deviennent peu à peu des frangins.
Puis un soir, elle prend peur
Sent planer le malheur
Elle ignore pourquoi
Elle le sait, il est là.
Un trop plein de bonheur ?
Elle tremble, elle pleure.
Il lui tend son mouchoir
Brodé de mots d’espoir.
La rassure tout va bien
Ils pourront jouer demain
Rire encore et chanter
Tous les deux s’évader.
Dans la cour des grands
Il n’y a pas de méchants...
Juste quelques amis
Qui observent attendris.
" Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous " ... GandhiRapporter un message au modérateur
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| Re: Frangin-Frangine ... [message n° 81741 est une réponse au message n° 81740] |
sam. 05 novembre 2005 00:02   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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A la perpendiculaire du ciel
En ce désert sec et sans fiel
Où j'étais alors perdu
Est apparue une main tendue.
De griller j’ai bronzé
Et
De marner j’ai crocheté.
Qui dit quoi ?
Et pourquoi ?
Nul souci à se faire, mamie
Si ce n’est de paraître indécis
Donner à celui qui écoute très tôt
C’est aussi le libérer de ses mots
Et si l’ennui venait à se faire sentir
Laisserions-nous les cycles frémir.
Ce n’est qu’une écoute de l’autre
Comme aussi de celui qui s’y vautre.
En tout bien tout honneur
Il n’y a qu’une s½ur
Personne ne remplace personne
Et toute unicité reste pomme !
Je croque le fruit
Et son jus, mamie
Désaltère sans peine
Une amitié cartablienne.
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin-Frangine ... [message n° 85191 est une réponse au message n° 81741] |
lun. 14 novembre 2005 23:56   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Nous nous sommes enchaînés
Enchaînés au fil chantant de Camille
Enchaînés au fil de nombreuses idées
Au paradis des anges, garçon ou fille ?
Nous avons
Crocheté les persiennes
Entrecroisé les volets
Avalé la lumière
Ramassé chaque pierre.
Nous avons
Echangé des clins d’½il
Retrouvé les chemins de l’enfance
Décroché les regards.
A croche-mots
Tout est beau
A croque-bouchon
Tout du long…
Avec du chocolat
Tu m’éclaireras
Avec des coloriages
Nous serons
Sans âge…
Sourire
Revenir
Vers la fenêtre de l’âme
Du fond revient la lame
Devenir
Pour à nouveau
Sourire.
A mes heures perdues
Le vent se sent bien bu
Gonfle toutes nos voiles
Et
Tisse encore sa toile.
Nous sommes le fil tendu
Qui l’eût cru ?
Le sable est loin
Mais point les galets
Bleutés
Violets
Un sourire joliment niais
Pour étouffer un songe bien laid
Une bouée
Nous nageons
Le marathon.
Se croiser, se rattraper…
Chapeau bas
Chapeau haut
Couvre-toi
Je suis là !
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin-Frangine ... [message n° 85198 est une réponse au message n° 85191] |
mar. 15 novembre 2005 00:03   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Frangin malin
Frangine maline
Frangin matin
Frangine matines
Frangin câlin
Frangine câline
Frangin coquin
Frangine coquine
....
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin - Frangine ... [message n° 88148 est une réponse au message n° 87190] |
sam. 26 novembre 2005 23:41   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Entends-tu son souffle sur ta nuque ?
Ses battements me libèrent avec le soir
Et me ramènent en un vol langoureux
Quand tu te réveilles bien loin du continent.
Quelque soit ton chemin,
Toujours là il sera
Blanc ou gris
Voire même bleu
Avec le soir
Pour te chatouiller le moral.
Ressens-tu son souffle sur ta nuque ?
Son galop lourd,
Rapide,
Désordonné
Qui te conduit
de rêves
aux portes
des désirs ?
Viendra-t-il cette fois
Ou devras-tu à nouveau
Attendre que son âme
Se libère de ses craintes
Pour aller
De l'avant ?
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin - Frangine ... [message n° 88796 est une réponse au message n° 88193] |
mar. 29 novembre 2005 20:55   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Ecoute la langue de tes parents,
Elle est de partout et d'ici,
Elle vient en nous
Comme l'odeur
d'une terre rude...
Ne l'oublie pas !
Elle chante
et possède les reflets
d'un soleil du temps jadis.
Elle vient des montagnes du sud
et remonte d'Autan vers Aquilon
jusqu'à ces mers
nordiques
qui la saccadent
et l'accouchent
en une musique
permanente.
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin - Frangine ... [message n° 94047 est une réponse au message n° 91634] |
mer. 21 décembre 2005 17:08   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Dans le dédalle des vérités éclatées
Et tandis que le blanc fuyant de décembre
Vient à envelopper la nef recoloriée
Tu espères dépasser les contrées de cendre.
L’adolescence a disparu, mais l’enfance tenace
Ose encore s’afficher de mille souffles dérisoires.
Il sera une fois la pantomime brumeuse et lasse,
Celle-là même capable de changer pomme en poire.
Il sera une fois une voile tissée de lumière
Un murmure plus troublant que la fissure
Pour qu’en la déjà dite cabane de pierre
Le navire apparaisse sans plus d’égratignures
L’horizon tricote des clins d’½il émus
Une source chamane vient réchauffer l’empire
Et le miroir satiné, semblant alors si ténu,
De chaude écharpe se change en voile de cire.
Au marathon des mots liés, noués, indien et lutin,
Se troublent franchement à la magie du « souviens-moi »
Et si les saisons passent, il restera des matins
Où les trésors de nos soutes, feront de nous des rois.
A l’étage, il y a le santal couleur igloo
Le filet de rêves où s’égarer sans parapluie
Car si de lutter contre la plume peut rendre fou
Le doux aveu se lève sur notre lumineux paradis.
Les galets chocolatés instruisent Poucet…
Il est une traversée toujours à accomplir
Elle commence par cette bise sur ta joue
Continue en ce souffle et ces sourires
Pour se blottir au centre même du caillou.
Tu le sens au creux de ta main fraîche
Il participe aussi du repérable sentier
En éteignant une à une chacune des mèches
Que les saisons du désespoir avaient semées.
Les voiles sont hissées, les amarres larguées
Durant ce long voyage tu prendras corps
Sous le chapeau dévoilera des persiennes éclairées
Qui sont autant de bornes
A l’ombre desquelles,
Complice,
Parfois je m’endors….
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin - Frangine ... [message n° 94755 est une réponse au message n° 94711] |
ven. 23 décembre 2005 16:17   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Suis tout content...
Peux ouvrir à mon tour alors...
J'attendais patiemment.
Promis, ferai plus de hors piste !
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin - Frangine ... [message n° 100610 est une réponse au message n° 99277] |
dim. 15 janvier 2006 17:36   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Quand un grave marin voit que le vent l'emporte
Et que les mâts brisés pendent tous sur le pont,
Que dans son grand duel la mer est la plus forte
Et que par des calculs l'esprit en vain répond;
Que le courant l'écrase et le roule en sa course,
Qu'il est sans gouvernail et, partant, sans ressource,
Il se croise les bras dans un calme profond.
III
Il voit les masses d'eau, les toise et les mesure,
Les méprise en sachant qu'il en est écrasé,
Soumet son âme au poids de la matière impure
Et se sent mort ainsi que son vaisseau rasé.
- A de certains moments, l'âme est sans résistance;
Mais le penseur s'isole et n'attend d'assistance
Que de la forte foi dont il est embrasé.
IV
Dans les heures du soir, le jeune Capitaine
A fait ce qu'il a pu pour le salut des siens.
Nul vaisseau n'apparaît sur la vague lointaine,
La nuit tombe, et le brick court aux rocs indiens.
- Il se résigne, il prie, il se recueille, il pense
A Celui qui soutient les pôles et balance
L'équateur hérissé des longs méridiens.
V
Son sacrifice est fait; mais il faut que la terre
Recueille du travail le pieux monument.
C'est le journal savant, le calcul solitaire,
Plus rare que la perle et que le diamant,
C'est la carte des flots faite dans la tempête,
La carte de l'écueil qui va briser sa tête :
Aux voyageurs futurs sublime testament.
VII
Puis, immobile et froid, comme le cap des brumes
Qui sert de sentinelle au détroit Magellan,
Sombre comme ces rocs au front chargé d'écumes
Ces pics noirs dont chacun porte un deuil castillan,
Il ouvre une bouteille et la choisit très forte,
Tandis que son vaisseau que le courant emporte
Tourne en un cercle étroit comme un vol de milan.
XII
Ô superstition des amours ineffables,
Murmures de nos c½urs qui nous semblez des voix,
Calculs de la science, ô décevantes fables !
Pourquoi nous apparaître en un jour tant de fois ?
Pourquoi vers l'horizon nous tendre ainsi des pièges ?
Espérances roulant comme roulent les neiges;
Globes toujours pétris et fondus sous nos doigts !
XIV
Le Capitaine encor jette un regard au pôle
Dont il vient d'explorer les détroits inconnus.
L'eau monte à ses genoux et frappe son épaule;
Il peut lever au ciel l'un de ses deux bras nus.
Son navire est coulé, sa vie est révolue :
Il lance la Bouteille à la mer, et salue
Les jours de l'avenir qui pour lui sont venus.
XV
Il sourit en songeant que ce fragile verre
Portera sa pensée et son nom jusqu'au port;
Que d'une île inconnue il agrandit la terre;
Qu'il marque un nouvel astre et le confie au sort;
Que Dieu peut bien permettre à des eaux insensées
De perdre des vaisseaux, mais non pas des pensées,
Et qu'avec un flacon il a vaincu la mort.
XVI
Tout est dit. A présent, que Dieu lui soit en aide !
Sur le brick englouti l'onde a pris son niveau.
Au large flot de l'est le flot de l'ouest succède,
Et la Bouteille y roule en son vaste berceau.
Seule dans l'Océan, la frêle passagère
N'a pas pour se guider une brise légère;
Mais elle vient de l'arche et porte le rameau.
XVII
Les courants l'emportaient, les glaçons la retiennent
Et la couvrent des plis d'un épais manteau blanc.
Les noirs chevaux de mer la heurtent, puis reviennent
La flairer avec crainte, et passent en soufflant.
Elle attend que l'été, changeant ses destinées,
Vienne ouvrir le rempart des glaces obstinées,
Et vers la ligne ardente elle monte en roulant.
XX
Seule dans l'Océan, seule toujours ! - Perdue
Comme un point invisible en un mouvant désert,
L'aventurière passe errant dans l'étendue,
Et voit tel cap secret qui n'est pas découvert.
Tremblante voyageuse à flotter condamnée,
Elle sent sur son col que depuis une année
L'algue et les goémons lui font un manteau vert.
XXIV
Souvenir éternel ! gloire à la découverte
Dans l'homme ou la nature, égaux en profondeur,
Dans le Juste et le Bien, source à peine entr'ouverte,
Dans l'Art inépuisable, abîme de splendeur !
Qu'importe oubli, morsure, injustice insensée,
Glaces et tourbillons de notre traversée ?
Sur la pierre des morts croît l'arbre de grandeur.
XXV
Cet arbre est le plus beau de la terre promise,
C'est votre phare à tous. Penseurs laborieux !
Voguez sans jamais craindre ou les flots ou la brise
Pour tout trésor scellé du cachet précieux.
L'or pur doit surnager, et sa gloire est certaine;
Dites en souriant comme ce capitaine :
« Qu'il aborde, si c'est la volonté des Dieux ! »
XXVI
Le vrai Dieu, le Dieu fort, est le Dieu des idées.
Sur nos fronts où le germe est jeté par le sort,
Répandons le Savoir en fécondes ondées;
Puis, recueillant le fruit tel que de l'âme il sort,
Tout empreint du parfum des saintes solitudes,
Jetons l'½uvre à la mer, la mer des multitudes :
Dieu la prendra du doigt pour la conduire au port.
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Frangin - Frangine ... [message n° 102268 est une réponse au message n° 101621] |
dim. 22 janvier 2006 22:50   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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]Portrait intérieur
Ce ne sont pas des souvenirs
qui, en moi, t'entretiennent ;
tu n'es pas non plus mienne
par la force d'un beau désir.
Ce qui te rend présente,
c'est le détour ardent
qu'une tendresse lente
décrit dans mon propre sang.
Je suis sans besoin
de te voir apparaître ;
il m'a suffi de naître
pour te perdre un peu moins.[/align]
[align=center]Quel calme nocturne, quel calme
nous pénètre du ciel.
On dirait qu'il refait dans la palme
de vos mains le dessin essentiel.
La petite cascade chante
pour cacher sa nymphe émue ...
On sent la présence absente
que l'espace a bue.
Rainer Maria Rilke
J'aime tes clins d'oeil... Je ne suis pas loin.
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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