enviedespoir | |
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Inscrit(e) : septembre 2004 Situation géographique : Paris, Dijon Métier : Formatrice en pédagogie de l'écriture et en rééducation de l'écriture | |
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| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Bonjour,| enviedespoir a écrit le ven, 07 juillet 2006 18:32 | Toutefois, l'écriture du prénom n'est pas porteuse de sens. Elle a un caractère iconique.
| Quand l'enfant écrit son prénom, cela n'a aucun sens pour lui ?
Qu'est-ce qui serait porteur de sens alors ? ( Mais parlons nous de la mm chose ?)
| Je ne dis pas que « cela n’a aucun sens pour lui ». Je dis que ce n’est pas porteur de sens. A l’époque où les enfants utilisaient un symbole pour reconnaître leurs affaires ce symbole avait un sens pour eux, ça les représentait, ils le dessinaient sur leurs feuilles. Ce symbole était-il porteur de sens ? Non. Pour le prénom, c’est la même chose. Il renvoie à un référent unique, donc il est symbolique. Linguistiquement il n’est pas porteur de sens.| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 |
| Citation : | Ce n'est pas une aberration didactique, c'est une aberration linguistique.
| Je ne comprends pas, excuse moi : c'est quoi une aberration linguistique ?
| Comme une aberration didactique, mais en rapport avec la linguistique et non avec la didactique C’était juste une réponse non explicitée, en fait c'était un clin d'oeil.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | | Citation : | D'autre part, c'est justement la connivence qui limite la réflexion. Donc voici une deuxième raison - et les deux sont très profondes - pour que je ne sois pas du tout d'accord avec ce que tu proposes.
| Si tu parles de la réflexion sur le geste graphique, elle se fait chez nous lorsque l'on trace dans la farine les lettres, ou lors des éventuels bilans ou rappels sur les lettres à toucher.
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Si je parle de « connivence » je ne peux pas parler du geste, je parle forcément du contenu sémantique.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Si tu parles de réflexion sur l'écrit, je ne vois pas en quoi cette connivence gène la réflexion. Au contraire, lorsque l'enfant travaille sur des écrits auxquels il est lié, son engagement est grand.
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Si la compréhension n’intervient qu’à travers la connivence, c'est-à-dire si l’écrit n’est pas lié à un sens utilisé par l’enfant, c'est-à-dire si l’enfant se contente de recopier sans avoir préalablement réfléchi au sens de ce qu’il va écrire alors c’est un engagement affectif. Or c’est avec l’intellect que se construit la pensée (ce qui n’empêche pas une charge affective, bien sûr). Ce que tu dis jusque là - si je l’ai compris – correspond à un travail de reproduction d’une trace écrite pas d'écriture au sens où je l'entends.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Un exemple : Nous avons cherché à écrire le nom de la dernière marionnette arrivée dans la classe, Mami.
Les enfants ont cherché d'abord quelle écriture alphabétique était possible pour Mami, sélectionné des lettres dans le casier à lettres en fonction de ce qu'ils entendaient. Puis ils ont confronté leurs hypothèses au traitement de texte à synthèse vocale. Après différents tâtonnements et petits plaisirs de donner de la voix aux lettres, ils ont trouvé la bonne écriture (découverts au passage que A + I ça ne faisait pas le son auquel ils s'attendaient), corrigé leur essai et prolongé le tout au sein de l'atelier d'écriture (autonome pour cette fois). Certains ont écrit MAMI en majuscule, d'autres en cursive ( toutes les lettres avaient été travaillées à d'autres moments. Tout ça avec des MS (mais certains PS ont voulu s'y coller.)
| Ce que tu dis là est effectivement une autre approche de l’entrée dans l’écrit, et d’un autre type de réflexion - qui ne porte pas sur le sens mais sur la phonétique - ce n’est pas mon choix mais, si je n’adhère pas, je saisis les raisons de ce choix (j'inclus la phonétique,mais en second plan).| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Y aurait-il eu cet engagement, ce niveau de réflexion et de recherche si je leur avait demandé d'écrire "LE FILET" ? 
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Ecrire LE FILET, LE THE ou LE LIT peut être un exercice de réflexion mais tout dépend de la façon dont l’enseignant l’a préparé et aussi de ce qu’on entend par réflexion. Ceci dit, tu l’as bien compris je pense, les majuscules typographiques sont pour moi une solution d’attente proposée devant la pression du système et des parents qui veulent justement que l’enfant écrive et permet l’accès au prénom plus tôt que la cursive. (Mais le prénom en majuscules typographiques n’est pas plus porteur de sens qu’en cursive ). Tu as bien compris aussi maintenant je pense, que dans mes propositions l’écrit porteur de sens arrive avec les premiers écrits cursifs et oblige l’enfant à une réflexion sur le sens – et non sur le son - pour choisir le mot à écrire (plutôt qu’un autre et non la lettre) les deux mots possibles renvoyant potentiellement à des référents multiples.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Par ailleurs, certains enfants proviennent de foyer ou l'écrit est quasiment absent ( en dehors des factures...), ou le livre est un "truc d'intello", juste bon pour l'école. Faire naitre une connivence entre l'écrit et ces enfants, notamment à partir de leur centre d'intérêt c'est mieux les enraciner dans cet univers qui leur est totalement étranger, leur donner je crois plus de chances de réussir.| Citation: | Je vois que je vais rajouter à ma panoplie (pas de graphisme, pas de dessin de lettres) : "pas de connivence". Je n'y avais pas pensé.
| C'est regrettable, à mes yeux.
Je ne résiste pas à partager les images, j'aime bien ma Mami !
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Connivence = complicité, entente secrète (Le petit Larousse illustré). A mon avis, l’accès à la culture n’est pas affaire de complicité, d’entente secrète, mais tout au contraire d’ouverture et de connaissance afin de pouvoir apporter un jugement par soi-même. La connivence, l’entente secrète est l’affaire des communautés qui inventent leur propre mode de communication ; c'est donc l'inverse de l'objectif de l'école.
Je maintiens donc mon point de vue : partager les images, bien aimer Mami, certes, bien sûr c’est important ; mais faire naître le goût de la nouveauté, la curiosité, l’envie de réfléchir et d’éprouver son point de vue me semble absolument indispensable. Mais peut-être est-ce tout simplement ce qu'au fond tu voulais dire …
Amicalement
J'ai fait remonter car j'ai complété deux phrases (en bleu).
D. Dumont http://legestedecriture.fr Attention aux contrefaçons.
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