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Re: A propos du fichage précoce de nos enfants [message n° 232806 est une réponse au message n° 232797] ven. 11 mai 2007 00:17 Message précédentMessage précédent
michele n'est pas connecté michele
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Il faut être sérieux et revenir au fond.

Ainsi, quand Descartes pose son cogito ergo sum, il indique bien, par rapport à ce qu'était la pensée collective du Moyen-âge, qu'il n'y a de pensée qu'individuelle. D'ailleurs la formule latine dans son entier est plus intéressante : « cogito ergo sum in arcem meum », « je pense donc je suis, dans la forteresse de mon esprit ». Cette formule montre bien « l'enclosure » spécifique qui est celle de la constitution de l'individu au début de la modernité. Elle montre bien aussi cette différence fondamentale par rapport à une pensée antérieure qui était collective. Et, il n'est pas impossible que nous retournions ultérieurement à une pensée collective.

La Réforme, un peu dans le même temps que le cartésianisme, introduit également quelque chose de l'ordre de l'individualisme, car avec elle la relation à la déité n'est plus affaire collective. Luther et Calvin introduisent la notion d'un libre arbitre, l'expression d'un rapport individuel qu'un « je » va établir avec l'altérité absolue.

Jean-Jacques Rousseau fera la même chose. C'est bien à partir d'un individu rationnel que peut se penser un contrat social, comme cela apparaîtra avec la révolution française et le code napoléonien. Finalement le maître mot suite à ce que j'ai dit de Descartes, de la Réforme et de la philosophie des Lumières, c'est bien l'autonomie, l'individu autonome. Rappelons l'étymologie du terme « autonomos » : je suis ma propre loi. Il me semble que c'est là que se situe le pivot de la modernité, dans cette conception de l'individu qui se donne sa loi à lui-même, et qui ensuite peut s'associer avec d'autres individus autonomes pour faire l'histoire. C'est à partir de là que se construit le contrat social, (dont on voit bien la fragilité de nos jours), en la citoyenneté, qui est sans doute tout ce qui fonde l'idéal démocratique. Arendt a bien montré tout ce que cet idéal doit à l'individu.

Et bien entendu, il faut enfin prendre en compte l'influence du sens du vent sur la flexibilité de la queue de la vache, influence complètement ignorée dans le message ci-dessus, résultant d'un copié collé magistral et sans filet, issu du site suivant :

http://corpsetculture.revues.org/document520.html



Michèle
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