| Re: Cherche motivation désespérément [message n° 471165 est une réponse au message n° 468664] |
sam. 06 juin 2009 23:22   |
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| cemwa | |
| messages : 265
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Belgique Métier : instit maternelle | |
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Je lis ce fil depuis quelques jours et là j'ai envie de laisser mon petit mot.
En fait, en Belgique, tout est différent: on travaille soit en maternelle, soit en élémentaire, les études sont différentes et on ne peut pas être à la fois au cycle 3 et au cycle 1, on choisit dès le départ vers quoi se diriger.
j'ai hésité...
je me suis posé des questions...
J'ai choisi les maternelles mais j'avais peur de m'ennuyer, de ne pas m'enrichir, de 'stagner', de m'ennuyer et..;
c'est bien le contraire!!!
Je ne m'ennuie jamais et je n'ai jamais fini de travailler, de préparer, d'apprendre.
Je confirme que 'maternnelles' et 'primaires' sont deux mondes à part, et encore plus chez nous, sans doute, vu que les études 'cloisonnent' déjà ces deux niveaux dès le départ, le travail des instits maternelles n'est pas souvent valorisé par les autres des cycles suivants et on manque de considération. Au début ça me blessait et me démotivait, maintenant ça m'est égal parce que je sais que ce que je fais je ne le fais pas pour rien, je sais que je travaille, que j'apprends, qu'ils apprennent même et surtout si c'est au travers du jeu... Je ne fais pas ce travail pour avoir la reconnaissance de mes collègues (même si ça fait du bien...) mais pour voir les yeux briller à chaque découverte...
Je n'ai pas peur d'aborder des sujets difficiles, de mener des projets ambitieux, de croire en la capacité de mes petits bouts...
J'espère que tu trouveras la motivation que tu cherches, peut-être en cette fin d'année peux-tu leur demander ce qu'ils ont aimé et moins aimé, ce qu'ils pensent avoir appris avec toi,... tu seras surprise par leurs réponses
« Vous dites : c’est fatigant de fréquenter les enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez : parce qu’il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s’incliner, se courber, se faire petit. Là, vous avez tort. Ce n’est pas cela qui fatigue le plus. C’est plutôt le fait d’être obligé de s’élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments, de s’étirer, de s’allonger, de se hisser sur la pointe des pieds, pour ne pas les blesser. » Janusz Korczak
*** Christelle ***Rapporter un message au modérateur
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