| Re: anglais ce1 [message n° 492222 est une réponse au message n° 491586] |
mar. 18 août 2009 11:35   |
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| jojo_lapin | |
| messages : 111
Inscrit(e) : janvier 2009 Situation géographique : Belgique Métier : institutrice | |
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| nathbo a écrit le dim, 16 août 2009 10:47 | je fais
Je ne suis pas habilitée , et je parle très très mal, mais c'est obligatoire et notre inspecteur y tient beaucoup
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Je ne te jette pas la pierre, mais ce qu'exige ton inspecteur est contre-productif. A petites doses comme vous le faites en France, le seul avantage (qui n'est pas négligeable!) de faire une seconde langue en primaire est de leur former l'oreille à des sons inexistants en français. Encore faut-il pour cela que la prononciation de l'enseignant soit impeccable.
En Wallonie, on a essayé dans les années 60 de faire enseigner un peu de néerlandais par des instituteurs sans formation particulière. Ce fut un désastre, les gens qui ont "subi" ce genre d'initiation hésitent encore plus que les autres à se lancer, persuadés dès le départ qu'ils sont "nuls" en langues.
Aujourd'hui, le cours de seconde langue se donne uniquement par des maîtres spéciaux (régents ou licenciés), à partir de la 3e primaire (CE2) à Bruxelles (obligatoirement le néerlandais, l'anglais commençant en secondaire), et en 5e et 6e primaires (CM2 et 6e) en Wallonie (néerlandais, anglais ou allemand au choix, une troisième langue obligatoire en secondaire). Même ainsi, le résultats n'est guère brillant (surtout pour le néerlandais).
L'enseignement en immersion (entre 50 et 75 % des cours dans la langue cible au départ, pour 25 % en fin de primaire), qui n'a qu'une quinzaine d'années d'existence et ne concerne qu'une petite fraction d'élèves, laisse beaucoup plus d'espoir (élèves brillant en seconde langue fin 6e primaire, avec des acquis aussi solides en langue maternelle) mais est très compliqué à mettre en ½uvre et surtout à généraliser (trouver des enseignants dont la langue cible est la langue maternelle, organiser les horaires des petites écoles rurales,...). Très réaliste au Luxembourg, c'est une solution déjà difficile à mettre en place en Belgique et qui ne me semble pas du tout adaptée à la France (sauf zone frontière comme l'Alsace ou le Nord)
L'idéal se trouve peut-être dans un compromis entre les deux, mais tout reste à faire. Peut-être aussi nos décideurs respectifs auraient-ils intérêt à se pencher de temps entemps sur les expériences des pays voisins (aussi bien les réussites que les échecs)...
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