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Re: Je vous raconte notre rencontre IRL de ce 10 août... [message n° 50499 est une réponse au message n° 50469] jeu. 11 août 2005 02:31 Message précédentMessage précédent
jean-roch n'est pas connecté jean-roch
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(suite de l'épisode 1)

... me voici arrivé au début de l'aventure !
Avant de rencontrer ces drôles de cartabliens à Paris, je devais affronter le premier niveau : Sally et sa tribu.

Embrassade de rigueur (en tout bien, tout honneur), j'ai à peine mis le pied sur le territoire sallien qu'une horde de monstres sanguinaires se jettent sur moi ! Ah les vicieux, ils m'attaquent par le bas. J'étais pourtant prévenu que Sally élevait des dragons, des pixies et des pondeurs de clous de girofles... mais c'est mon regard haut qui m'a trahi ! Mes mollets sont déjà certainement en sang, je vais perdre la vie et devoir recommencer la partie.
Courageux, je baisse les yeux. La vue ne trompe pas : 3 créatures m'assaillent chacune leur tour, reprenant certainement quelque elixir entre 2 coups de griffes... Ils sont velus, chauves par endroits, et même aveugle m'apprendra Sally plus tard (certainement la difficulté de s'adapter au climat de notre planète)... mais quels sont ces êtres qui vont me repousser dans les fonds des greniers d'une école pommée au fond d'une région dont je ne soupçonnais même pas l'existence ?!

"Ils sont vieux les trois chiens" me dit-elle pour me rassurer. Me voilà donc fixé sur l'identité de mes assaillants ! Ont-ils déjà participé à un quelconque scénario de bataille médiévale, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que j'aurais du protéger mes mollets par une armure anti-griffes... Heureusement, j'ai trouvé rapidement le moyen de leur lancer un sort hasardeux (une caresse sous le menton et une petite tape sur le dos) ; ils se sont déjà calmés. J'ai toujours été convaincu de la force de la non-violence sur les créatures inquiétantes.

Ah, des compagnons là-bas ! A vrai dire, y'a du monde chez Sally. Je ne sais pas qui sont ces gens, certainement des passants. Justement, elle me le confirme : celui-là, par exemple, il est resté accroché au papier-peint dans sa chambre, alors il y reste... M'enfin, il est assez décollé pour venir serrer la main. Tiens, un fils aussi. Les cheveux longs (qui font des boules paraît-il...).

Là, je sens que c'est le moment calme du jeu : pause (ctrl+P) coca, discussion de la pluie et du beau temps (enfin, surtout du beau temps). Je me risque à faire part de mes inquiétudes concernant mon manque d'essence, mais une pompe semble exister dans la ville voisine. Ouf, les craintes d'emem sur le sort du réservoir de nos amis paysans sont effacées (ça, c'est pour ceux qui suivent...).
Le bout du monde aurait-il donc une issue ? L'infini prolongeait-il l'aboutit ? Bon, ce sera pour le prochain débat philo à la rentrée (ah oui, c'est vrai, je suis instit, et je viens pour une rencontre d'instit... Il est parfois important de replacer le contexte en face de la réalité).

Je te vois, lecteur, impatient de connaître la suite de l'aventure. Eh bien, n'attends plus, la voici :

Après quelques papotages, l'horloge du vieux clocher du village sonne lentement l'heure du départ (non, c'est pas vrai en fait, mais c'est pour créer une ambiance). Le fils de dame Sally se fait houspiller pour les cheveux qui boulent... Je le vois bien dans son regard, il n'ose pas dire à sa mère qu'il préfère ses cheveux bouleux à mes cheveux miteux... Bon, passons ce détail.

Les bagages sont faits : un sac à dos, une tarte à l'oignon et une fiole d'elixir (celui pour ne pas se perdre dans Paris quand on ne sait pas où l'on doit arriver, je crois). Et heureusement, Sally est devenue mon alliée dans la partie, puisqu'elle emporte avec elle quelques objets magiques : des lunettes de soleil spécial conduite-sous-le-soleil, mais aussi un téléphone portable avec sa notice pour trouver la route (mieux que Mappy paraît-il : "c'est tout droit !" dit la voix au bout du fil).

Il est 5 heures. Non, Paris ne s'éveille pas, mais Sally quitte son logis. Les dernières consignes sont données aux domestiques, valets, maires, paysans, passants et créatures à poils du coin. Une dernière vérification sur les fuites dans la salle sous son logis (je pense qu'il s'agit de la grotte de son fameux dragon). Puis nous voici dans mon véhicule inter-départementalaire (ça fait très science-fiction, ça, et tant pis si le correcteur orthographique ne l'aime pas...).

Merveilleux le téléphone magique (et portable !) : Sally m'avoue qu'elle n'y voit rien, que mon moteur fait du bruit, et pourtant nous sommes déjà Porte d'Orléans. Pour les ignares qui ne le savent pas (dont je faisais partie il y a quelques heures), la porte d'Orléans est au sud de Paris. Certes, nous avons traversé des contrées non moins surprenantes que celles que nous allions découvrir, mais cela ferait l'objet de digressions que mes lecteurs supporteraient difficilement (en condensé tout de même : campagne, pompe à essence, campagne, tout droit, tout droit, tout droit, forêt, château (bravo aux connaisseurs qui ont reconnu Fontainebleau), tout droit, "attention à la voiture à droite"...).

Le téléphone magique s'est mis à sonner quelques minutes avant d'arriver à la capitale. Sally, qui doit bien connaître le fonctionnement de ces engins, a déclaré à son guide au bout du fil qu'on était arrivé à proximité des hauts piquets rouges et blancs. "C'est tout droit" a répondu, je pense, la voix au bout du fil magique...

Tout semblait donc se dérouler de façon très rectiligne lorsque soudain, sans crier gare (nous avions fait le choix de l'auto, il était donc inutile de parler de gare...), une sortie surgit de nulle part, pour nous conduire sur un bouchon ! Non, pas le bouchon de l'elixir de Sally, mais celui provoqué par la construction d'un tramway.
C'est bien les parisiens, ça : ils n'ont plus de place au sous-sol pour leur métro, alors ils occupent les routes avec des rails. Bientôt, qui sait, on aura peut-être des métros suspendus. Ah ? ça existe déjà ? Que l'évolution est rapide, décidément...

Il était temps que j'apparaisse sous le bon oeil de Sally, car jusqu'à lors, c'est surtout elle qui avait excellé dans notre cheminement. L'occasion me fut offerte sur un plateau d'argent (ou plutôt un socle de bitume...) : la seule place libre à 50 kms à la ronde semblait être ce petit bout de macadam, entre le P et le T de PAYANT allongé sur la chaussé. Il me fallait donc prendre mon courage à deux mains, mon volant des deux autres, et mettre le levier de vitesse sur la marche arrière avec la cinquième main, pour tenter ce défi qui me conduirait assurément à l'étape supérieure.
Frissons. Sueurs froides. Sally, l'oreille à son téléphone avec son mystérieux interlocuteur (certainement l'informaticien qui gère les passages au niveau supérieur...) décrit la scène avec passion : "Bah, oui tiens, c'est pas grand ici tu sais. Bah, il essaie, ça va pas rentrer. Oh là, moi je n'aurais pas pu m'y risquer". Vous le croirez si vous le voulez, et au diable ceux qui penseront que cette partie de mon résumé est romancée, mais j'ai réussi ce défi les doigts dans le nez (ceux qui ont compté le nombre de mains utilisées pour la manoeuvre comprendront que cette dernière expression est à prendre au sens figuré).

Cette victoire allait, aussi surprenant que cela puisse paraître, me propulser directement au niveau 9 de la partie.


(à suivre)

Jean-Roch




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