| Re: bilan des ateliers avec les élèves [message n° 590895 est une réponse au message n° 590877] |
dim. 18 juillet 2010 14:22   |
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mamouth-resse |  | | messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005 Métier : PS1-GS | |
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Bonjour,
Je trouve que ce temps de retour réflexif ENTRE PAIRS est indispensable.
Il ne s'agit pas de faire un bilan de "qui a fait juste, qui s'est trompé", mais de mettre les élèves en situation de parler de ce qu'il fallait faire, ce qu'ils ont fait, comment ils l'ont fait, pourquoi ça a marché et pourquoi ça n'a pas marché.
Je fais ce moment en regroupement, ça prend 5 minutes à 10 minutes. Un "rapporteur" est désigné à tour de rôle. C'est un des métiers de la classe, distribués en début de semaine. L'élève est donc chargé de dire devant ses camarades, et presque de façon ritualisée, comment s'est déroulé le travail. Il ne parle pas que de son travail à lui, mais de ce qu'il fallait faire dans l'atelier, à quoi ça sert de savoir faire ça, il peut aussi s'étendre sur la façon dont il fallait s'y prendre, comment il s'y est pris, etc. Les autres peuvent prendre la parole pour compléter ce qu'il a dit (et moi je synthétise le tout, je fais redire ce qu'il faudra améliorer la prochaine fois, etc).
Lorsque je remarque une procédure particulière chez un élève, je lui demande aussi de nous expliquer comment et pourquoi il a fait ainsi. On donne à l'erreur un statut de moteur, et non de faute. Personne ne se sent visé ou humilié.
Bon, il est vrai qu'il faut adapter pour les gamins en extrême échec. Ce n'est pas eux qui seront rapporteurs sur un travail qui n'est pas à leur portée. On peut commencer par être rapporteur sur l'atelier d'arts visuels, de découpage, et même d'EPS (je le fais à la fin de chaque séance d'EPS).
Outre le langage, ce dispositif permet aux élèves de DIRE leurs procédures (dire, c'est penser), et permet petit à petit à ceux qui sont en galère, de comprendre ce qu'ils doivent mettre en jeu pour réussir.
Mais tout ceci implique forcément, qu'avant le moindre atelier, chaque élève soit bien au clair avec ce qu'il va y faire, y apprendre. Donc on passe du temps aussi, à bien expliquer tout ceci AVANT que l'atelier ne commence.
Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.
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