Accueil » L'école au quotidien » Cycle 1 » À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 142805 est une réponse au message n° 142784] |
mer. 05 juillet 2006 22:19   |
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laurence93 | |
| messages : 994
Inscrit(e) : décembre 2004 Situation géographique : 93 Métier : CP | |
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Effectivement, un signe, une lettre en pâte à modeler (ou en cordelette)fournira un modèle fiable pour l'entraînememnt à faire les gestes graphiques (boucles et autres) dans le "bon sens".
Le problème des modèles de lettres en papier de verre, c'est que l'on ne peut laisser un enfant s'en servir seul : il peut très bien repasser sur le l , par exemple, sans faire la boucle (en traçant une "vague" resserrée au milieu, je ne sais pas si je suis claire); avec la pâte à modeler ou la cordelette, on voit bien le sens du tracé, la manière dont se régissent les intersections, et les éventuels levés de crayon (pour le t par exemple, que certains enfants font d'un seul trait avec les lettres en papier de verre).
Dans ma classe de GS l'année dernière, les enfants s'étaient ainsi élaborés leurs propres répertoires de modèles. J'ai préféré la cordelette à la pâte à modeler parce qu'elle est plus maniable (on peut tracer un les 3 ponts du m avec une seule longueur de cordelette, et sans arrêt, ce qui est impossible avec un boudin de pâte à modeler). Le modèle en cordelette est aussi plus solide, empilable, manipulable sans risque de casse.
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 142910 est une réponse au message n° 142823] |
jeu. 06 juillet 2006 17:34   |
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nathalynathaly | |
| messages : 1105
Inscrit(e) : avril 2007 Situation géographique : REUNION Métier : GS | |
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| Citation : | La pâte à modeler rend l'enfant propriétaire de quoi ? Du geste ? Pas sûr... Le geste de créer une forme en pâte à modeler est-il le même que celui d'écrire ?
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Je suis du même avis que toi. Pour ce qui est de la psychomotricité fine il y a la boule, le colombin... les réalisations libres, les modèles (les miens préfèrent les réalisations libres aux modèles). J'ai déjà expérimenté cela, (l'écriture en pâte à modeler, parce que mes collègues en faisaient) mais, très vite abandonné : faire un m en pâte à modeler en cursive comment faire ? Faire se cheveaucher trois ponts 
Faire tracer un f en pâte à modeler , pareil pour la peinture, ça freine le geste quand il n'y a plus de peinture sur le doigt, sur le pinceau, on s'arête pour remettre de la peinture or l'écriture se doit d'être fluide, si on devait arrêter l'écriture d'une lettre en plein milieu, ou des ponts, parce qu'on a plus de pinture je ne vois pas où en est l'intérêt
Je n'ai pas dit qu'on pouvait laisser les enfants apprendre le tracé d'une lettre en libre (qu'elle soit en papier de verre ou non), même qu'en faisant en dirigé d'abord souvent ils tracent dans le mauvais sens
Montessori aussi ulitilise la découverte des lettres par le toucher, là, on peut faire glisser le doigt sans s'arrêter, par contre l'utilisation de petits bâtons ou de petites cordes pour représentes les lettres en scipt majuscuele D M V W etc , ça c'est faisable, mais, pour l'écriture cursive faut voir...
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 142938 est une réponse au message n° 142937] |
jeu. 06 juillet 2006 19:23   |
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| katell29 | |
| messages : 501
Inscrit(e) : mars 2006 Situation géographique : 29 | |
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| Citation : | Venant d'une enseignante, la question m'inquiète ! je comprendrais qu'ne maman la pose mais une enseignante...
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Avec la formation de m... que j'ai reçue à l'IUFM, et rien en ce qui concerne la maternelle, je trouve tout à fait légitime la question de Mélusine.
Et dans ce métier on apprend tous les jours!
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 142954 est une réponse au message n° 142938] |
jeu. 06 juillet 2006 20:23   |
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mamouth-resse |  | | messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005 Métier : PS1-GS | |
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| pounette a écrit le mer, 05 juillet 2006 19:20 |
| Melusine100 a écrit le mer, 05 juillet 2006 13:36 | A quoi ça sert de faire faire des ponts, vagues, boucles, lettres du prénom en pâte à modeler, dans la vie, ce n'est pas avec cela qu'on écrit... ??:
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Venant d'une enseignante, la question m'inquiète ! je comprendrais qu'ne maman la pose mais une enseignante...
La pâte à modeler permet d'une part de travailler la motricité fine et d'autre part d'appréhender les lettres et les chiffres en 3 D. L'enfant qui confectionne puis manipule une lettre en pâte à modeler, sait la positionner correctement, saura d'autant mieux l'écrire sur une feuille puisqu'il se la sera appropriée.
Faites donc une recherche sur le travail de Freinet et sa façon d'aborder les lettres (par le toucher par exemple).
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Que tout le monde s'exprime, ok!
Cependant j'apprécie assez peu qu'une personne vienne, d'une part mettre en cause les professionnels parce qu'ils se posent tout simplement des questions, d'autre part se permette de donner des petits cours à 2 balles en sortant tel ou tel nom de pédagogue émérite.
Et ce d'autant plus que la personne en question n'est pas professeur des écoles.
Quant à faire référence à Freinet, autant y faire référence correctement.
Des travaux sur les lettres en 3D? Où ça?
Est-ce vraiment là (les lettres en 3D), que se situe l'essentiel de ses travaux? J'ai quelques sérieux doutes.
Et quand bien même, Freinet n'a cessé de dire tout au long de sa vie de pédagogue, qu'il n'était en rien un théoricien, qu'il n'avait pas inventé une "méthode", qu'il était juste un instituteur qui comme tout homme de terrain, tâtonnait, cherchait, essayait, ajustait, modifiait, reculait si ça ne convenait pas.
Alors si Freinet l'a dit, on peut laisser à Mélusine (et à nous tous) le droit (le devoir?) de continuer à se poser des questions sur sa pratique sans venir s'en offusquer.
Personnellement, les lettre en pâte à modeler je trouve ça juste bon à occuper un groupe d'élèves lorsque je suis prise avec d'autres élèves, ne t'en déplaise Pounette.
Bref, qu'on nous laisse travailler, douter, chercher, en paix, et les enfants seront bien gardés.
Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 143033 est une réponse au message n° 142625] |
ven. 07 juillet 2006 09:35   |
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evel | |
| messages : 278
Inscrit(e) : octobre 2004 Situation géographique : aquitaine Métier : ps/ms/gs | |
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La cordelette armée ( mais pas dangereuse ):
Cela ressemble au fil de fer gainé des électriciens mais en plus souple : Je l'ai acheté à un représentant ...Donc, pour les références ...
Par contre, il existe une sorte de cordelette armée que l'on trouve en jardinerie ... assez souple pour les enfants ...
mamouth-resse a écrit :
Et quand bien même, Freinet n'a cessé de dire tout au long de sa vie de pédagogue, qu'il n'était en rien un théoricien, qu'il n'avait pas inventé une "méthode", qu'il était juste un instituteur qui comme tout homme de terrain, tâtonnait, cherchait, essayait, ajustait, modifiait, reculait si ça ne convenait pas.
Très exact !
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 143158 est une réponse au message n° 142625] |
ven. 07 juillet 2006 17:44   |
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christine | |
| messages : 313
Inscrit(e) : juillet 2004 Situation géographique : 77 Métier : Instit | |
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| enviedespoir a écrit le jeu, 06 juillet 2006 19:18 |
Didile a écrit le jeu, 06 juillet 2006 19:10
[b | C'est pour celà qu'Enviedespoir vous dira que c'est une hérésie de commencer l'apprentissage de l'écriture par celle des prénoms!!!![/b]
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Bingo Didile ! J'ai écrit tout un paragraphe sur l'écriture des prénoms dans la nouvelle édition (qui arrive, qui arrive...)
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Mince, me voici hérétique 
On apprend notamment à écrire les lettres de son prénom dans ma classe de Cycle I, en majuscule, ou en cursive pour ceux qui y sont prêts. Puis son prénom bien sur. Tout ça en continu sur l'année au sein de l'atelier d'écriture, avec d'autres mots.
Leïa (MS) a fini l'année en écrivant son prénom en cursive, tandis qu'Angéline(MS aussi)arrivait juste à l'écrire en majuscule sans modèle. Simplement, chacun ne sait pas faire exactement la même chose au même moment. Mais bonheur du premier O majuscule de Océane(PS) tracé ensuite goulument sur ses travaux.
Permettre à l'enfant de " s'écrire", c'est lui permettre d'entrer dans le monde de l'écrit par une voie porteuse de sens, pleine de connivence : je sais me "nommer" et l'écrit me "reconnait". ça donne envie de continuer, d'explorer...Ce serait dommage de laisser de coté ce plaisir d'apprendre, ce goût de l'écrit.
On peut penser que c'est une abbération didactique, parce que les prénoms des enfants peuvent être plus ou moins difficiles. Comme il y a dans nos classes des enfants qui font preuve de plus de maturité que d'autres sur tous les plans. Mon métier consiste à m'adapter à cette hétérogéneïté de classe et d'objectif en partant toujours de l'enfant, à différencier les enseignements pour individualiser les apprentissages en m'appuyant notamment sur les motivations des enfants.
C'est ce que je tente de faire lorsqu'on travaille sur les prénoms à l'atelier d'écriture.
@micalement
Christine
http://maternailes.net
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 143173 est une réponse au message n° 143158] |
ven. 07 juillet 2006 18:32   |
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enviedespoir | |
| messages : 843
Inscrit(e) : septembre 2004 Situation géographique : Paris, Dijon Métier : Formatrice en pédagogie de l'écriture et en rééducation de l'écriture | |
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| christine a écrit le ven, 07 juillet 2006 17:44 | (...)On apprend notamment à écrire les lettres de son prénom dans ma classe de Cycle I, en majuscule, ou en cursive pour ceux qui y sont prêts. Puis son prénom bien sur. (...) Permettre à l'enfant de " s'écrire", c'est lui permettre d'entrer dans le monde de l'écrit par une voie porteuse de sens, pleine de connivence : je sais me "nommer" et l'écrit me "reconnait". ça donne envie de continuer, d'explorer...Ce serait dommage de laisser de coté ce plaisir d'apprendre, ce goût de l'écrit.
On peut penser que c'est une abbération didactique, parce que les prénoms des enfants peuvent être plus ou moins difficiles. (...)http://maternailes.net
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Comme quoi on peut avoir des avis divergents sans s'offusquer 
Toutefois, l'écriture du prénom n'est pas porteuse de sens. Elle a un caractère iconique. Ce n'est pas une aberration didactique, c'est une abération linguistique. Commencer par l'écriture du prénom n'est pas une entrée dans l'écrit mais une entrée dans le "dessin de lettres".
D'autre part, c'est justement la connivence qui limite la réflexion. Donc voici une deuxième raison - et les deux sont très profondes - pour que je ne sois pas du tout d'accord avec ce que tu proposes.
Il est vrai que ce que je propose a une allure moins attrayante pour les familles, mais c'est une entrée directe dans le geste d'écriture qui produit immédiatement du sens, c'est à dire qui oblige l'enfant à réfléchir, dès les premiers écrits.
Je vois que je vais rajouter à ma panoplie (pas de graphisme, pas de dessin de lettres) : "pas de connivence". Je n'y avais pas pensé.
Ce qui n'empêche pas de faire de belles choses en graphisme une fois qu'on sait écrire, c'est à dire pour moi dès la MS, ou en GS si on traîne un peu ; ne qui n'empêche pas non plus la connivence dans d'autres domaines que linguistiques.
| pounette a écrit le ven, 07 juillet 2006 18:12 |
| mamouth-resse a écrit le jeu, 06 juillet 2006 20:23 | [Que tout le monde s'exprime, ok!
Et ce d'autant plus que la personne en question n'est pas professeur des écoles. [/align]
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Les professeurs des écoles sont -ils les seuls à pouvoir exprimer un avis ? Eux seuls ont-ils le droit de s'indigner ?
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Je ne crois pas qu'exprimer un avis soit synonyme de s'indigner...
Je crois aussi, pour les pratiquer depuis de nombreuses années, que ce n'est pas après les professeurs des écoles qu'il faut s'indigner mais après le système, et à la condition que ce soit justifié. Je ne pense pas que ce soit bien la peine de leur rendre la vie plus difficile en pointant sur ce mode les carences - ou supposées carences car tout ne pas pas pour le pire dans le pire des mondes ; ) - dont ils sont les premières victimes.
D. Dumont http://legestedecriture.fr Attention aux contrefaçons.
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 143184 est une réponse au message n° 143168] |
ven. 07 juillet 2006 19:08   |
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mamouth-resse |  | | messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005 Métier : PS1-GS | |
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| pounette a écrit le ven, 07 juillet 2006 18:12 |
| mamouth-resse a écrit le jeu, 06 juillet 2006 20:23 | [Que tout le monde s'exprime, ok!
Et ce d'autant plus que la personne en question n'est pas professeur des écoles. [/align]
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Les professeurs des écoles sont -ils les seuls à pouvoir exprimer un avis ? Eux seuls ont-ils le droit de s'indigner ?
Si tel est le cas, je me présenterai au prochain concours afin de pouvoir à mon tour avoir une opinion ! Peut-être qu'en étant estampillée EN je pourrai avoir voix au chapitre. Mais pour le moment, je ne suis qu'une maman (diplômée certes mais pas professeur des écoles)et ne dois donner que des points de vue enthousiastes et positifs.
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Qui que tu sois, quels que soient tes diplômes, tu es la bienvenue ici.
Cependant, sur la forme, il serait souhaitable que tu évites ce genre de remarque : "Venant d'une enseignante, la question m'inquiète ! je comprendrais qu'ne maman la pose mais une enseignante..." Sur des questions purement professionnelles.
Ici, même si on n'est pas d'accord entre nous sur nos pratiques on ne se permet pas ce genre de remarque, par respect certe, mais surtout par humilité, parce que nous savons tous, que personne n'a la science infuse.
Sur le fond, que tu le veuilles ou non tu n'es pas tout à fait compétente pour répondre aux questions de pratique pédagogique.
Tu peux bien-sûr, avoir un avis sur la chose, mais ce n'est qu'un avis, un parmi tant d'autres, un avis plus ou moins expert, plus ou moins juste, plus ou moins faux...
Au fait, j'ai une passion dans la vie : l'architecture.
J'ai lu des tas de bouquins sur cet art, j'en ai retenu des tas de connaissances, des tas de noms d'architectes connus, des tas de techniques. Est-ce que ça fait de moi un architecte compétent?
Si tu penses que oui, confie moi la construction de ta maison, tu ne vas pas être déçue. 
Ce qui est vrai pour l'architecture est vrai pour la pédagogie.
Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 143346 est une réponse au message n° 143173] |
sam. 08 juillet 2006 10:00   |
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christine | |
| messages : 313
Inscrit(e) : juillet 2004 Situation géographique : 77 Métier : Instit | |
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Bonjour,
| enviedespoir a écrit le ven, 07 juillet 2006 18:32 |
Toutefois, l'écriture du prénom n'est pas porteuse de sens. Elle a un caractère iconique.
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Quand l'enfant écrit son prénom, cela n'a aucun sens pour lui ?
Qu'est-ce qui serait porteur de sens alors ? ( Mais parlons nous de la mm chose ?)
| Citation : |
Ce n'est pas une aberration didactique, c'est une abération linguistique.
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Je ne comprends pas, excuse moi : c'est quoi une aberration linguistique ?
| Citation : | D'autre part, c'est justement la connivence qui limite la réflexion. Donc voici une deuxième raison - et les deux sont très profondes - pour que je ne sois pas du tout d'accord avec ce que tu proposes.
|
Si tu parles de la réflexion sur le geste graphique, elle se fait chez nous lorsque l'on trace dans la farine les lettres, ou lors des éventuels bilans ou rappels sur les lettres à toucher.
Si tu parles de réflexion sur l'écrit, je ne vois pas en quoi cette connivence gène la réflexion. Au contraire, lorsque l'enfant travaille sur des écrits auxquels il est lié, son engagement est grand.
Un exemple : Nous avons cherché à écrire le nom de la dernière marionnette arrivée dans la classe, Mami.
Les enfants ont cherché d'abord quelle écriture alphabétique était possible pour Mami, sélectionné des lettres dans le casier à lettres en fonction de ce qu'ils entendaient. Puis ils ont confronté leurs hypothèses au traitement de texte à synthèse vocale. Après différents tâtonnements et petits plaisirs de donner de la voix aux lettres, ils ont trouvé la bonne écriture ( découverts au passage que A + I ça ne faisait pas le son auquel ils s'attendaient), corrigé leur essai et prolongé le tout au sein de l'atelier d'écriture (autonome pour cette fois). Certains ont écrit MAMI en majuscule, d'autres en cursive ( toutes les lettres avaient été travaillées à d'autres moments. Tout ça avec des MS ( mais certains PS ont voulu s'y coller.)
Y aurait-il eu cet engagement, ce niveau de réflexion et de recherche si je leur avait demandé d'écrire "LE FILET" ? 
Par ailleurs, certains enfants proviennent de foyer ou l'écrit est quasiment absent ( en dehors des factures...), ou le livre est un "truc d'intello", juste bon pour l'école. Faire naitre une connivence entre l'écrit et ces enfants, notamment à partir de leur centre d'intérêt c'est mieux les enraciner dans cet univers qui leur est totalement étranger, leur donner je crois plus de chances de réussir.
Je ne résiste pas à partager les images, j'aime bien ma Mami !
http://maternailes.net/buro/mami
| Citation : |
Je vois que je vais rajouter à ma panoplie (pas de graphisme, pas de dessin de lettres) : "pas de connivence". Je n'y avais pas pensé.
|
C'est regrettable, à mes yeux.
Mais la diversité fait la richesse de Cartables 
@micalement
Christine
http://maternailes.net/
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| Re: À quoi ça sert de faire des ponts vagues et boucles en pâte à modeler [message n° 143438 est une réponse au message n° 143379] |
sam. 08 juillet 2006 20:01  |
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enviedespoir | |
| messages : 843
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| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Bonjour,| enviedespoir a écrit le ven, 07 juillet 2006 18:32 | Toutefois, l'écriture du prénom n'est pas porteuse de sens. Elle a un caractère iconique.
| Quand l'enfant écrit son prénom, cela n'a aucun sens pour lui ?
Qu'est-ce qui serait porteur de sens alors ? ( Mais parlons nous de la mm chose ?)
| Je ne dis pas que « cela n’a aucun sens pour lui ». Je dis que ce n’est pas porteur de sens. A l’époque où les enfants utilisaient un symbole pour reconnaître leurs affaires ce symbole avait un sens pour eux, ça les représentait, ils le dessinaient sur leurs feuilles. Ce symbole était-il porteur de sens ? Non. Pour le prénom, c’est la même chose. Il renvoie à un référent unique, donc il est symbolique. Linguistiquement il n’est pas porteur de sens.| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 |
| Citation : | Ce n'est pas une aberration didactique, c'est une aberration linguistique.
| Je ne comprends pas, excuse moi : c'est quoi une aberration linguistique ?
| Comme une aberration didactique, mais en rapport avec la linguistique et non avec la didactique C’était juste une réponse non explicitée, en fait c'était un clin d'oeil.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | | Citation : | D'autre part, c'est justement la connivence qui limite la réflexion. Donc voici une deuxième raison - et les deux sont très profondes - pour que je ne sois pas du tout d'accord avec ce que tu proposes.
| Si tu parles de la réflexion sur le geste graphique, elle se fait chez nous lorsque l'on trace dans la farine les lettres, ou lors des éventuels bilans ou rappels sur les lettres à toucher.
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Si je parle de « connivence » je ne peux pas parler du geste, je parle forcément du contenu sémantique.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Si tu parles de réflexion sur l'écrit, je ne vois pas en quoi cette connivence gène la réflexion. Au contraire, lorsque l'enfant travaille sur des écrits auxquels il est lié, son engagement est grand.
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Si la compréhension n’intervient qu’à travers la connivence, c'est-à-dire si l’écrit n’est pas lié à un sens utilisé par l’enfant, c'est-à-dire si l’enfant se contente de recopier sans avoir préalablement réfléchi au sens de ce qu’il va écrire alors c’est un engagement affectif. Or c’est avec l’intellect que se construit la pensée (ce qui n’empêche pas une charge affective, bien sûr). Ce que tu dis jusque là - si je l’ai compris – correspond à un travail de reproduction d’une trace écrite pas d'écriture au sens où je l'entends.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Un exemple : Nous avons cherché à écrire le nom de la dernière marionnette arrivée dans la classe, Mami.
Les enfants ont cherché d'abord quelle écriture alphabétique était possible pour Mami, sélectionné des lettres dans le casier à lettres en fonction de ce qu'ils entendaient. Puis ils ont confronté leurs hypothèses au traitement de texte à synthèse vocale. Après différents tâtonnements et petits plaisirs de donner de la voix aux lettres, ils ont trouvé la bonne écriture (découverts au passage que A + I ça ne faisait pas le son auquel ils s'attendaient), corrigé leur essai et prolongé le tout au sein de l'atelier d'écriture (autonome pour cette fois). Certains ont écrit MAMI en majuscule, d'autres en cursive ( toutes les lettres avaient été travaillées à d'autres moments. Tout ça avec des MS (mais certains PS ont voulu s'y coller.)
| Ce que tu dis là est effectivement une autre approche de l’entrée dans l’écrit, et d’un autre type de réflexion - qui ne porte pas sur le sens mais sur la phonétique - ce n’est pas mon choix mais, si je n’adhère pas, je saisis les raisons de ce choix (j'inclus la phonétique,mais en second plan).| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Y aurait-il eu cet engagement, ce niveau de réflexion et de recherche si je leur avait demandé d'écrire "LE FILET" ? 
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Ecrire LE FILET, LE THE ou LE LIT peut être un exercice de réflexion mais tout dépend de la façon dont l’enseignant l’a préparé et aussi de ce qu’on entend par réflexion. Ceci dit, tu l’as bien compris je pense, les majuscules typographiques sont pour moi une solution d’attente proposée devant la pression du système et des parents qui veulent justement que l’enfant écrive et permet l’accès au prénom plus tôt que la cursive. (Mais le prénom en majuscules typographiques n’est pas plus porteur de sens qu’en cursive ). Tu as bien compris aussi maintenant je pense, que dans mes propositions l’écrit porteur de sens arrive avec les premiers écrits cursifs et oblige l’enfant à une réflexion sur le sens – et non sur le son - pour choisir le mot à écrire (plutôt qu’un autre et non la lettre) les deux mots possibles renvoyant potentiellement à des référents multiples.
| christine a écrit le sam, 08 juillet 2006 10:00 | Par ailleurs, certains enfants proviennent de foyer ou l'écrit est quasiment absent ( en dehors des factures...), ou le livre est un "truc d'intello", juste bon pour l'école. Faire naitre une connivence entre l'écrit et ces enfants, notamment à partir de leur centre d'intérêt c'est mieux les enraciner dans cet univers qui leur est totalement étranger, leur donner je crois plus de chances de réussir.| Citation: | Je vois que je vais rajouter à ma panoplie (pas de graphisme, pas de dessin de lettres) : "pas de connivence". Je n'y avais pas pensé.
| C'est regrettable, à mes yeux.
Je ne résiste pas à partager les images, j'aime bien ma Mami !
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Connivence = complicité, entente secrète (Le petit Larousse illustré). A mon avis, l’accès à la culture n’est pas affaire de complicité, d’entente secrète, mais tout au contraire d’ouverture et de connaissance afin de pouvoir apporter un jugement par soi-même. La connivence, l’entente secrète est l’affaire des communautés qui inventent leur propre mode de communication ; c'est donc l'inverse de l'objectif de l'école.
Je maintiens donc mon point de vue : partager les images, bien aimer Mami, certes, bien sûr c’est important ; mais faire naître le goût de la nouveauté, la curiosité, l’envie de réfléchir et d’éprouver son point de vue me semble absolument indispensable. Mais peut-être est-ce tout simplement ce qu'au fond tu voulais dire …
Amicalement
J'ai fait remonter car j'ai complété deux phrases (en bleu).
D. Dumont http://legestedecriture.fr Attention aux contrefaçons.
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