Planète Cartables


Accueil » L'école au quotidien » Cycle 1 » Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves?
Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 422133] dim. 14 décembre 2008 10:17 Message suivant
stephanie14 n'est pas connecté stephanie14
messages : 1122
Inscrit(e) : juin 2005
Situation géographique : Ain-Deux-Trois
Métier : PS-MS-GS
Bonjour

Cette question se pose et je n'ai toujours pas trouvé la technique...
Cet exercice est difficile pour mes GS. J'ai l'impression que parfois, quand je raconte une histoire ils ne comprennent rien à ce que je lis... Pas tous, hein, mais 3 sur 5 dirons-nous!

Je m'y prends surement mal, mais j'avoue ne pas vraiment savoir comment faire...
1/ Emettre des hypothèse sur la 1ère de couverture
2/ Lire l'histoire avec les images (en s'appuyant sur les dessins)
3/ Lire l'histoire en entier
4/ Poser des questions de compréhension sur l'histoire : de quoi parle-t-elle? quels sont les personnages? que font-ils? etc...

Mais c'est après que ça se gate... Parfois même dès : "de quoi parle cette histoire?". Cet exercice me semble très difficile et je ne sais pas bien comment m'y prendre. Des idées??

Merci Smile



PE : une passion, pas une dévotion

Rapporter un message au modérateur

Re: Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 422211 est une réponse au message n° 422133] dim. 14 décembre 2008 13:41 Message précédentMessage suivant
naty n'est pas connecté naty
messages : 703
Inscrit(e) : mars 2007
Situation géographique : 42
Métier : CP/CE1
Voilà la démarche CAPISCO de Goigoux et Cèbe:
Démarche CAPISCO
http://www.ac-orleans-tours.fr/ia18/ressources/Maitrise_langue/Actes_c olloque/Sylvie_Cebe.pdf

Relire en prenant appui sur un décor (plan ou maquette) : les différents espaces dans lesquels évoluent les personnages.
Reprendre le récit en demandant aux élèves de venir chercher, dans une boîte, les choses dont on a besoin pour raconter l’histoire.
Prendre soin de placer des choses inutiles .
Demander systématiquement aux élèves de justifier leur choix . Utiliser les données du texte pour argumenter.

Les élèves racontent à leur tour en prenant appui sur les figurines et accessoires sélectionnés.
Reprendre le récit et demander aux élèves de le mettre en scène (de déplacer les personnages).

Utiliser le même matériel (plan, personnages et objets) pour imaginer et de expliciter ce que pensent les différents personnages aux différents moments du récit.

Mettre en mots des émotions et des intentions.

Faire observer et décrire très précisément les images qui représentent les différentes scènes (montrées dans le désordre)
Montrer une image intrus et demander aux élèves de dire pourquoi cette image ne convient pas.
Placer ensuite toutes les images dans une boîte et demander aux élèves de décrire celle qui sera placée au début (celle qui illustre le début de l’histoire). Inciter à justifier leur choix en ayant recours au texte.
Demander à un élève de venir chercher la bonne image, de justifier son choix et d’expliquer pourquoi les autres ne conviennent pas.
Procéder de la même manière jusqu’à la fin de l’histoire.
Demander aux élèves de venir, à tour de rôle, raconter l’histoire en s’aidant des images.

Rapporter un message au modérateur

Re: Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 422257 est une réponse au message n° 422211] dim. 14 décembre 2008 15:10 Message précédentMessage suivant
calia n'est pas connecté calia
messages : 597
Inscrit(e) : août 2006
Situation géographique : Drôme
Métier : CP
Autre chose que j'avais retenu d'une conférence de sylvie Cebe : Faire émettre des hypothèses sur la 1ère de couverture et sur les images avant de lire l'histoire dessert plutôt la compréhension puisque cela laisse croire à l'élève qu'on a pas besoin de lire pour comprendre, que lire, c'est deviner. Donc après, au cours de la lecture, les élèves s'atachent plus aux illustrations, à ce qu'ils avaient anticipé, qu'à l'histoire lue.
Il vaut mieux les mettre dans le bain avant de lire an disant : "c'est une histoire qui parle de...", puis lire, puis seulement après on peut travailler sur les illustrations (rapport avec le texte, mettre dans l'ordre, trouver des intrus...").

On peut aussi de temps en temps lire une histoire sans image ou même conter une histoire sans support pour que les élèves se concentrent vraiment sur ce qu'ils entendent et ne soient pas absorbés par les images. C'est difficile pour eux les premières fois, mais après, ils prennent l'habitude de mieux écouter.

Rapporter un message au modérateur

Re: Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 422271 est une réponse au message n° 422257] dim. 14 décembre 2008 16:00 Message précédentMessage suivant
sand82 n'est pas connecté sand82
messages : 3784
Inscrit(e) : juillet 2004
Métier : maternelle tous niveaux
c'est très intéressant cette démarche; merci pour cette réponse.


sandrine

Rapporter un message au modérateur

Re: Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 422296 est une réponse au message n° 422271] dim. 14 décembre 2008 16:28 Message précédentMessage suivant
sohayb n'est pas connecté sohayb
messages : 639
Inscrit(e) : juillet 2004
Situation géographique : Seine-Maritime
Métier : I.A./ CE1-CM1
Je trouve au contraire que c'est très intéressant de faire anticiper, et non de deviner, l'histoire d'après la couverture.
D'abord sur la couverture, il n'y a pas que l'illustration, il y a le titre qui permet déjà d'émettre des hypothèses.
Il y a le nom de l'auteur, qui si il a déjà été rencontré, permet de remémorer quelles histoires il a déjà raconté.
Ensuite, l'illustration de la 1ère peut être conforme à l'histoire, complémentaire ou trompeuse.
Ce qui est intéressant c'est de noter les hypothèses et de les confronter ensuite à l'histoire. On vérifie ou pas ce qui était supposé au départ.
Bien entendu, il faut noter toutes les hypothèses, ce qui permet déjà un débat d'idées.
A la fin de l'histoire, revenir sur la couverture permet aussi d'y voir des détails qui n'avaient pas été retenus au départ.
Certaines couvertures ne se prêtent pas à ce genre de démarche, mais quand c'est possible, c'est vraiment intéressant.
Il ne faut pas oublier non plus le dos du livre qui est parfois plein de surprises.



Apprends !

Rapporter un message au modérateur

Re: Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 426118 est une réponse au message n° 422133] sam. 27 décembre 2008 17:00 Message précédentMessage suivant
mamouth-resse n'est pas connecté mamouth-resse
messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005
Métier : PS1-GS
Avertissement : pavé inside. Smile


J'ai sur mon PC un doc sur lequel avec pas mal de pistes pour travailler le rappel de récit (ou le re-raconter). Il est la synthèse de plusieurs ouvrages.

Voici un petit résumé :
Approche de la compréhension
- comprendre c'est interpréter, intégrer ce que dit le récit à ses propres expériences et connaissances du monde, à ses réactions émotives...
- comprendre c'est inférer, remplir les blancs du texte, comprendre l'implicite
- chacun interprète différemment un récit
- toute interprétation est valide à condition que le texte ne l'interdise pas.

Options pour travailler la compréhension:


TEXTES ET PROBLEMES DE COMPREHENSION

a)Difficultés de compréhension dues aux situations
On a souvent du mal à comprendre ce que les enfants ne comprennent pas, parce que pour nous, adultes, cela nous paraît simple. En faisant des rappels de récits, on se rend compte que les enfants ne comprennent pas toujours la raison pour laquelle il s'est passé quelque chose et on en est surpris. La multiplicité des personnages et de leurs interactions sont des difficultés pour la compréhension d'un texte, de même pour le déroulement temporel du récit (problème de la simultanéité d'événements).

b)Difficultés de compréhension dues au lexique
On a beau bien construire l'univers de référence et le lexique avant de lire, on est toujours surpris par l'incompréhension de mots et d'expressions qui nous paraissent simples. Il nous semble qu'il faut reprendre les erreurs de compréhension dues au lexique, après les rappels de récit, et en travaillant l'univers de référence et les connaissances nécessaires, qui feront accéder au lexique. Le racontage initial, par les reformulations qu'il induit en fonction des réactions des enfants, permet de lever grandement ces difficultés. Une version en langage écrit de l'histoire racontée peut alors être lue.

c)Difficultés de compréhension de la notion de début et de fin d'une histoire.
Certains enfants ne savent pas ce que signifient «début» et «fin» d'une histoire lors de la demande de rappels ou de dessins. Ils racontent un fait de l'histoire qui les a marqués. Le début n'est pas le même pour tous, il est compris comme étant la première action et non la présentation de l'histoire.
D'OÙ LA NECESSITE DE CHOISIR EN CYCLE 1 DES LIVRES RELATIVEMENT SIMPLES AU NIVEAU DU LEXIQUE ET DE LA COMPREHENSION

2° LES PRATIQUES PEDAGOGIQUES

a) Choix de l'histoire
Lorsque l'on veut travailler une histoire avec les enfants, il faut avoir lu soi-même le texte plusieurs fois sans les images pour se rendre compte si le texte se suffit à lui-même ou si on aura besoin des images pour le comprendre et pour réfléchir aux problèmes de lexique et d'univers de référence.
L'analyse préalable du texte est indispensable pour repérer les éventuelles difficultés auxquelles l'enfant sera confronté.

b)Horizon d'attente, univers de référence
Pour les textes difficiles, un des moyens pour en faciliter l'accès, est de leur conter oralement
l'histoire avant de la lire. L'enseignant peut donc :
- raconter une fois l'histoire en explicitant avec ses mots à lui suivant les réactions des enfants
(il a été observé que les enfants peu familiers des situations de lecture par le maître sont plus attentifs quand on raconte).
- puis lire le texte en langage écrit.

c)Comment lire l'histoire
Dès la petite section, il est souhaitable de lire presque systématiquement l'album sans donner le titre et sans montrer les images la première fois (en cachant bien sûr la couverture qui donne des indices) pour habituer l'enfant à écouter les mots et à se faire des images mentales ; ensuite, après un rappel de récit collectif, on peut enlever le cache de la couverture, donner le titre et relire en montrant les images.
Lorsque le texte est retapé par l'enseignant, il faut bien expliquer aux enfants qu'il s'agit de la même histoire.
Il est mieux de ne pas donner le titre car il donne des indices aux enfants ou les induit en erreur.
Il a été constaté que le fait de montrer les images parasite le rappel de récit car les enfants racontent les images les unes après les autres, les décrivent (on est dans le « dire sur les images »). On ne trouve pas trace de connecteurs logiques et temporels.
Si après lecture, on met le livre dans la bibliothèque de la classe, les enfants au cours des rappels font explicitement référence aux images.
Le fait d'utiliser un autre support que le texte, type vidéo où diapos, présente aussi ce risque qu'il faut savoir analyser.
Les images peuvent être utilisées en différenciation pour aider les enfants après les rappels.
On pense donc, pour ces raisons, qu'en règle générale, il faut choisir des livres où l'on n'a pas
besoin des images et lire le texte retapé (clarté cognitive sur la lecture). On tend vers la lecture-compréhension autonome de fin de Cycle2.

d)Pratique du rappel - problème des représentations des enfants
On a constaté que certains enfants (souvent de bons élèves scolaires) sont bloqués au cours des rappels car ils veulent redire les mots exacts du texte. Une des choses à travailler avec les enfants est donc la reformulation et non la restitution
fidèle du texte mémorisé. C'est donc aussi pour cette raison qu'il vaut mieux faire des rappels de récit différés dans le temps Avec ces enfants, on peut travailler sur des cassettes de rappels enregistrés pour les faire réagir (« Est-ce que c'est important que ce ne soit pas les mêmes mots ? ») Lorsqu'on est dans la phase d'apprentissage du rappel de récit avec un groupe d'enfants, on a constaté qu'il y a souvent une reprise des mots précédents entendus. C'est une répétition, un passage « obligé ».
Pour savoir où en est exactement l'enfant, il faut faire des rappels de récit en individuel, à l'écart des autres.
Il a été constaté que plus le temps passe, meilleurs sont les rappels (pas de reproduction des mots du texte, « tricotage » de l'histoire).
Si l'on veut travailler le rappel de récit, il est souhaitable de commencer cette pratique dès la rentrée scolaire pour habituer les enfants et pour évaluer la progression de la compréhension : c'est un travail de longue haleine.

e)A propos des enregistrements au magnétophone
L'enregistrement permet de garder trace pour analyser et de « libérer » l'enseignant. Cette pratique est intimidante pour les PS.
Pour que l'enfant soit « bien », il faut avoir joué auparavant en classe avec le micro et s'être écouté.
Il est nécessaire de trouver un endroit dans l'école où l'enfant est au calme, seul, ou avec un adulte lors du rappel de récit. Le fait de faire entendre aux enfants un rappel de l'année précédente (« de quelle histoire s'agit-il ? », « avez-vous compris la même chose que lui ? ») donne confiance aux enfants
et leur prouve que les enfants peuvent faire des rappels (il n'y a pas que la maîtresse en dispositif 1) et qu'ils en sont capables. Cette pratique permet également de développer la compétence d'auto - régulation de la compréhension.

f)Autres manières de travailler la compréhension
Il n'y a pas que le rappel de récit pour voir où en est l'enfant dans la compréhension. Lorsque l'enfant dessine des personnages ou un moment de l'histoire, il réfléchit et entre dans la compréhension. Lorsqu'il y a modification du personnage principal (Bon appétit Monsieur Lapin, La fée au long nez) et que l'on demande à l'enfant de dessiner ce personnage au début et à la fin de l'histoire, le début et la fin de l'histoire posent problème). Une aide proposée est de faire dessiner par les enfants ensemble le début de l'histoire après discussion collective. De la même façon que l'apprentissage du rappel se fait collectivement au début avec la maîtresse ou le maître le faisant devant les enfants, l'apprentissage du dessin se fait aussi ensemble : « A votre avis, c'est quoi le début de l'histoire ? Si on dessinait, qu'est-ce qu'on mettrait ?». C'est alors une activité dirigée, les enfants disent, l'enseignant dessine.

g)Quand un enfant n'entre pas dans une histoire, inutile d'insister
C'est que l'histoire ne mobilisait pas une dimension symbolique. Pour voir où il en est dans la compréhension, on lui demande de raconter l'histoire qu'il aime le mieux. On peut vérifier aussi son entrée dans le langage d'évocation en lui demandant de raconter un événement vécu.

3° LA NECESSITE DE TRAVAILLER DES HISTOIRES EN RESEAUX

On a remarqué que les enfants ont du mal à se souvenir des histoires qu'on leur a lues (confusion d'histoires quand ils la rattachent au personnage du loup) s'il n'y pas de liens effectués entre elles au cours de l'année et de la scolarité : il est donc important de travailler en réseaux et sur une programmation d'école.
On peut, certes, choisir comme thème l'archétype d'un personnage mais il ne faut pas s'y limiter parce que cela peut être un peu trop réducteur même en section de petits ; d'autres critères peuvent être retenus comme :
- ruse pour ne pas être mangé ruse pour manger ...
On peut dire que les contes « incontournables » tels que :
« les trois ours » , « les trois petits cochons », « le petit chaperon rouge » , « la petite poule rousse » , « roule galette »... peuvent être lus ou racontés dès la petite section sans pour autant être travaillés en rappel de récit et que plus on lit le même conte au cours de la scolarité, plus l'enfant affine sa compréhension.
Le fait qu'il y ait une programmation d'école permet à chaque enseignant de réactiver la mémoire des récits travaillés l'année précédente et de faire des liens entre les diverses histoires, l'enfant de cette manière, se construit progressivement sa culture littéraire.
La construction d'un carnet de lecture personnel (Mes histoires préférées) favorise l'entrée dans la culture.

4° LA NECESSITE DE LA LECTURE-CADEAU

Il ne faut pas toujours faire systématiquement du rappel.
Les enfants ont aussi besoin de « tricoter » les histoires tout seuls.
L'idéal est de réserver un moment quotidien où on raconte (contage ou racontage oral à partir des images) où on lit une histoire, laquelle peut être découpée et présentée sur plusieurs jours (en maternelle aussi bien qu'en Cycle 2). Bien entendu, il faut éviter une histoire nouvelle par jour.



Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.

Rapporter un message au modérateur

Re: Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 426130 est une réponse au message n° 422133] sam. 27 décembre 2008 18:17 Message précédentMessage suivant
mamouth-resse n'est pas connecté mamouth-resse
messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005
Métier : PS1-GS
J'ai refait! Wink

Edith te remercie Wink



Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.

Rapporter un message au modérateur

Re: Comment travaillez-vous "Raconter un passage lu" avec vos élèves? [message n° 426142 est une réponse au message n° 426130] sam. 27 décembre 2008 19:36 Message précédent
etoile n'est pas connecté etoile
messages : 6085
Inscrit(e) : février 2007
Situation géographique : A la campagne
Métier : PS-MS
Super intéressant ton document.
Merci de partager.



Etoile
Si tu as réussi à croire au Père Noël pendant en gros 7 ou 8 ans, tu dois bien arriver à croire en toi, 5 minutes, non ?

Rapporter un message au modérateur

Fil précédent : calendrier
Fil suivant : jeu de construction mobilo
Aller au forum :
  


Heure actuelle : jeu. 05 mars 18:17:33 2026

Copyright ©2001-2016 FUDforum Bulletin Board Software