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| Violences dans les banlieues [message n° 81862] |
sam. 05 novembre 2005 13:50  |
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cachou | |
| messages : 952
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : seine et marne Métier : en GS | |
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Voilà, tout est dans le titre, de retour dans ma classe après une longue absence pour cause de formation CAPA-SH (j'ai à peine vue les gamins à la rentrée) je reviens en plein bin's. Certes je ne suis pas au coeur de la cité (juste à 250 m de mon ancienne école qui elle était au pied des bâtiments) mais la grande majorité de mes élèves de CLIS (7/10) vivent dans cette cité qui vient d'exploser pour la première fois hier soir.
Ce matin mon BD-AIS responsable de la classe jusqu'à ce midi, à choisi d'en parler avec les enfants (il a déjà parlé de racisme, et image choc du jour, l'affiche Benetton avec les coeurs black, white, yellow)
Enfin bref comment vivez-vous ça? surtout pour ceux qui bossent dans des quartiers touchés? Je sais que parmi les émeutiers de la nuit dernière certains étaient de mes anciens élèves voire des frères de mes élèves actuels (pas dur il y avait deux écoles dans le quartier) Quel discours face aux enfants (en dehors du c'est pas bien?) Pas facile comme sujet mais ça me turlupine...
L'école étant parfois dans ces quartiers le seul endroit où la république existe encore.
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| Re: violences dans les banlieues [message n° 81864 est une réponse au message n° 81862] |
sam. 05 novembre 2005 14:05   |
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mamouth-resse |  | | messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005 Métier : PS1-GS | |
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Salut Cachou,
j'aime bien ton fil, car il prend ancrage dans la réalité de ton boulot, et non dans la vacuité des images diffusées à la télé.
Je comprends tes préoccupations.
Je suis aussi dans un quartier chaud, on s'attend à ce que ça brûle, c'est pas de la psychose, non, seulement de l'expérience.
Tu peux peut-être aborder le sujet avec tes élèves en parlant des moyens de contestation dont nous disposons dans notre pays.
Pas rester trop "collée" aux beaux discours non plus, parcequ'on sait tous qu'on n'a jamais révolutionné quoi que ce soit avec des pétitions ou des bulletins de vote.
Aborder le problème en évoquant le drame que ça peut être quand on bosse au smic ou qu'on est RMIste de voir partir sa voiture en fumée, sans aucune chance de se la faire rembourser.
Si j'ai d'autres choses qui me viennent en tête, je reviendrai. 
Courage à tous ceux qui vivent et travaillent dans ces quartiers.
Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.
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| Re: violences dans les banlieues [message n° 81875 est une réponse au message n° 81864] |
sam. 05 novembre 2005 14:34   |
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| elsy | |
| messages : 1993
Inscrit(e) : juillet 2004 | |
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Je viens apporter mon soutien à tous ceux qui sont touchés par ceci en ce moment!
Je ne sais pas du tout quoi donner comme conseils, car je n'en sais absolument rien (à part ce que vient dire mam, qui me semble pertinent) mais j'ai hâte de lire vos réponses, vos témoignages, vos expériences sur ce sujet d'actualité, afin d'apprendre en vous lisant.
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| Re: violences dans les banlieues [message n° 81918 est une réponse au message n° 81875] |
sam. 05 novembre 2005 16:01   |
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| marie | |
| messages : 105
Inscrit(e) : juillet 2004 Situation géographique : IDF Métier : professeur des écoles | |
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Quelques échanges en vrac des élèves ce matin:
"Moi c'est mon père qui m'a réveillé pour me montrer ce qu'il se passait "
"Moi, ma mère elle dit qu'au premier étage, ça craint, on ferait mieux de vivre en province"
"Ben en province, y'a que des pavillons, alors tu seras forcement au premier étage!"
"De toute façon, c'est normal, c'est la fin du ramadan, c'est toujours là que ça brûle"
"Ouais, c'est un peu comme une fête"!!!!
"Les grands, ils brûlent les écoles parce qu'ils n'aiment pas aller au collège mais nous on aime bien l'école...enfin...j’veux dire…la faire brûler quand même!"
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82035 est une réponse au message n° 81977] |
sam. 05 novembre 2005 20:54   |
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sar@h |  | | messages : 6821
Inscrit(e) : septembre 2004 Situation géographique : 29 N Métier : RIEN | |
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Peut-être leur faire dessiner, écrire "leur vie rêvée".
Puis à partir de cela, voir ce que l'on peut faire qui ne coûte rien, simplement par des changements d'habitude, d'attitude.
Je pense que c'est un travail de très longue haleine et que si nous devons évacuer les craintes et le angoisses des enfants pour pouvoir travailler, nous ne pouvons pas prendre en charge les problèmes d'une société.
L'idéal (on peut rêver, non ?) serait que les enfants trouvent une certaine quiétude à l'école. Je pense que les apprentissages scolaires ne sont plus porteur du message "Si tu travailles bien, tu auras un bon métier", du moins par pour tous. Notre rôle est plus de les orienter vers une culture qui leur permettra de supporter la vie (lecture, cinéma, sport …). Du style : quand je suis pris par la lecture d'un livre, la terre peut s'écrouler, je ne suis plus là.
Idem, si je vais au cinéma, ou plus modestement je regarde un reportage, un film à la télé, pendant 52 min, 1 h 30, je laisse mes problèmes à l'entrée, ils m'attendront sagement au retour. Ainsi peut-être en leur apprenant à ne plus regarder les chaînes qui coupent les émissions, les films et qui leur rappellent que non eux ne peuvent pas s'acheter cela (pas d'exemple, je préfère vous lire que regarder la télé)
Je m'émerveille toujours devant les arcs-en-ciel pendant les récréations, et souvent aux élèves proches je leur dit, regardez du bonheur gratuit pour tout le monde ! Une année une élève a traversé le terrain de foot, à ses risques & périls, pour
me rejoindre en me disant regarde maîtresse y'a du bonheur !
Si au moins on pouvait imposer aux architectes et tous ses foutus décideurs de vivre dans leurs H.L.M. ! Les problèmes auraient une chance d'être réglés !
Bon courage à vous !
Sar@h,
RIEN : Retraitée Ingénue de l'Éducation Nationale
La vie est une farceuse …
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82052 est une réponse au message n° 82024] |
sam. 05 novembre 2005 21:07   |
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mamouth-resse |  | | messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005 Métier : PS1-GS | |
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Il y a 3 ans, notre école a collaboré à la recherche d'un sociologue pour le compte de l'INRP sur la problèmatique école et banlieues. Une aventure passionnante, dont je ne vous parlerai pas plus que ça ce soir. Ce sociologue est venu maintes fois nous rencontrer à l'école, nous avons longuement échanger nos points de vues.
On était tous d'accord sur un point, lui, mes collègues, moi : ça allait péter, on ne savait pas quand mais ça allait péter.
Et il nous disait que son équipe ne cessait de le transmettre en haut lieu, mais qu'elle n'était pas entendu.
"Jusqu'ici, tout va bien... jusqu'ici, tout va bien..."
Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82075 est une réponse au message n° 82052] |
sam. 05 novembre 2005 21:32   |
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sar@h |  | | messages : 6821
Inscrit(e) : septembre 2004 Situation géographique : 29 N Métier : RIEN | |
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| mamouth-resse a écrit le sam, 05 novembre 2005 21:07 | Il y a 3 ans, notre école a collaboré à la recherche d'un sociologue pour le compte de l'INRP sur la problèmatique école et banlieues. Une aventure passionnante, dont je ne vous parlerais pas plus que ça ce soir. Ce sociologue est venu maintes fois nous rencontrer à l'école, nous avons longuement échanger nos points de vues.
On était tous d'accord sur un point, lui, mes collègues, moi : ça allait péter, on ne savait pas quand mais ça allait péter.
Et il nous disait que son équipe ne cessait de le transmettre en haut lieu, mais qu'elle n'était pas entendu.
"Jusqu'ici, tout va bien... jusqu'ici, tout va bien..."
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Mais les banlieues ne sont qu'un avertissement, à mon avis le malaise est plus grave que cela.
Quand je regarde les prélèvements fiscaux, notamment ceux concernant les communes, c'est l'inflation (+ 25% pour la commune il y a 3 ans, + 10% pour le département cette année et 12 % pour la région), les produits pétroliers, la mise en place des radars qui a du bien ponctuer certains budget (désolée Mam) mais dans l'auto-école où va mon fils, j'ai vu l'autre jour ce que coûte les amendes, puis les stages pour récupérer les points, les gens accros de leur portable, etc.
C'est évident que les gens encaissent mais … Sans compter sur les attitudes au sein des entreprises :
(Je m'offre un coup de colère) Un des supermarchés local offre des bons de réductions de 10 ¤ valable le 11 novembre, afin d'inciter les gens à venir, évidemment personne ne pense au personnel qui n'aura pas de jour férié. Ils ont aussi installé des caisses sans caissières, 5 caisses expresses surveillées par 2 filles (et 3 salaires d' économisé !) Toutes ses petites brimades vont bien ressortir un de ses jours … et pas seulement dans les banlieues.
Sar@h,
RIEN : Retraitée Ingénue de l'Éducation Nationale
La vie est une farceuse …
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82082 est une réponse au message n° 81936] |
sam. 05 novembre 2005 21:41   |
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cachou | |
| messages : 952
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : seine et marne Métier : en GS | |
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| marieluce a écrit le sam, 05 novembre 2005 17:19 | moi aussi je rame!
Je n'ai pas encore trouvé comment répondre à mes élèves qui sont à la fois tracassés mais aussi admiratifs!
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Marie-Luce et les autres
Dans mes 10 élèves de CLIS, je ne me leurre pas, je suis à peu près sûre , que certains grands frères ont participé aux émeutes (je sais je les ai eu au CM2 et ils caillaissaient déjà les bus). Je les ai même vu, 4 mois après le CM2, la pierre à la main.
Là ça m'a fait mal, même si je les revois avec plaisir (ils doivent avoir 17 ans ceux là)
Mais on est au coeur d'un problème plus large, le choix (politique) de ne plus faire de cité ghetto.
Le choix d'accepter que ces enfants blacks ou beurs (j'y vais franco là) ne soient plus montrés du doigt: j'oublierai jamais cette cérémonie, un dimanche matin, bataille de la marne, moi et mes 25 loulous un peu sombres et cette phrase d'une spectatrice (tiens un charter vient de débarquer)
C'est assez terrible parce que même si je hais cette violence j'en viens à la comprendre, mais pas à la pardonner
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82426 est une réponse au message n° 81862] |
dim. 06 novembre 2005 15:31   |
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bruno | |
| messages : 162
Inscrit(e) : décembre 2004 Situation géographique : près de Boulogne sur mer Métier : surtout des 6èmes cette année | 
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Ouais, vraiment pas simple tout ça.
je vis ça d'assez loin, via les médias , principalement la radio pour éviter l'inutile pathos des images-chocs dont la télé nous abreuve. Je ne suis pas non plus surpris, on savait depuis longtemps que quelque chose couvait , et couve encore je pense.
Je vis ça aussi comme toi marieluce, l'effet segpa? , dans le regard finalement plutôt admiratif de mes élèves pour ceux qui osent ruer pour de bon dans les brancards.
J'ai choisi de ne pas leur en parler, mais de leur proposer un espace de parole sous forme de débats. Je ne vous explique pas comment fonctionne un débat, je précise simplement que je suis alors un simple régulateur de parole (je donne la parole et je veille à éviter les débordements de langage sans censurer, ce qui est le plus délicat sur ce sujet).
Je pose chaque fois une question de départ, qui n'est pas de savoir où sont le bien et le mal. Nous avons organisé 3 débats sur le sujet :
Qu'est-ce qui peut pousser des gens à détruire des voitures ou des bâtiments ?
Pourquoi les policiers interviennent-ils ?
Quelles peuvent être les conséquences de la destruction d'une voiture pour son propriétaire ?
Lundi, je pense partir du contrast entre les marches silencieuses du jour et les destructions de la nuit (je vais probablement enregistrer les infos ce soir, sur la 2 j'imagine), ne pas poser de question mais visionner le reportage et laisser les élèves s'exprimer là-dessus.
Voilà, je ne sais pas si je vais dans le bon sens. Je m'efforce de ne pas accuser, ne pas diaboliser, de pousser les élèves à prendre en compte les différents points de vue. Mais ce n'est pas évident, il se dit pas mal de choses pendant la demi-heure que cela dure . Des choses intéressantes ou édifiantes , des propos impliqués ou complètement désintéressés, un début de réflexion... Il y a de tout, et j'espère que tout ça ne crée pas chez mes élèves une soupe indigeste d'idées emmêlées.
http://fildelin.over-blog.net/
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| Re: violences dans les banlieues [message n° 82637 est une réponse au message n° 81864] |
dim. 06 novembre 2005 21:53   |
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mamouth-resse |  | | messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005 Métier : PS1-GS | |
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| mamouth-resse a écrit le sam, 05 novembre 2005 14:05 | Salut Cachou,
j'aime bien ton fil, car il prend ancrage dans la réalité de ton boulot, et non dans la vacuité des images diffusées à la télé.
Je comprends tes préoccupations.
Je suis aussi dans un quartier chaud, on s'attend à ce que ça brûle, c'est pas de la psychose, non, seulement de l'expérience.
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Voilà.... Je viens d'avoir la Police au tel... C'est parti... Pas mon école mais celle d'à côté, en flammes à l'heure actuelle. Et dans l'autre ZEP de la ville aussi...
Demain, on va accueillir les élèves dans notre école.
Pourvu qu'elle ne brûle pas.
Je tremble comme une feuille, mais ça va aller.
PS: z'avez pas une tite cigarette à m'offrir?
Complétez les phrases suivantes avec un des homophones entre parenthèses.
1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82702 est une réponse au message n° 82674] |
dim. 06 novembre 2005 23:50   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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J'ai eu au tél une ancienne élève de quand je bossais en ZEP sur Toulouse : la guerre civile à la Reynerie, des habitants dépités et qui se monteraient presque en milice comme ailleurs... Des voitures brûlées, des magasins, des commerces...
C'est une atteinte à l'être humain cette sal.... !!
Et dire que ça communique par internet, par sms et tél portables comme dans un vulgaire jeu !! Les gens de ces cités n'ont pas assez à souffrir qu'il faut encore leur pourrir la vie...
Il n'y a rien de politique là-dedans, juste un beau gachis et même quelques vies de foutues voire même perdues...
Pourquoi brûler la voiture du voisin du dessus qui n'a pas fini de la payer et qui doit en plus payer la fourrière pour faire évacuer l'épave ??? C'est idiot et ça va encore une fois de plus avoir l'effet contraire : la lie de... !! Si c'était politique et revendicatif, ils iraient brûler les voitures du Préfet, ou feraient une descente sur Neuilly par exemple... C'est dingue de voir des jeunes jouer les caïds et réclamer du respect ainsi : on se croirait dans un mauvais film sauce américaine où le respect c'est d'être fort et de bouffer les autres. Y'a beaucoup à redire, beaucoup à faire, à supporter, à pleurer, à espérer, à crier mais là je ne comprends plus rien de rien... Comment a-t-on pu laisser ces jeunes passer de l'autre côté et s'y croire aussi forts. Que la chute sera sévère et difficile !!
Bien sûr qu'il y a des problèmes depuis des années : précarité, architecture et ghettoïsation si j'ose dire, intégration, chômage, familles destructurées et/ou déracinées, écartelées, ... Mais là, c'est le mur assuré. Et qui saura tendre la main, éduquer et pardonner s'il le faut ??? Qui ira reconstruire les commerces, qui repreindra les cages d'escalier, quelle régie de quartier devra repasser pour nettoyer, quel banquier facilitera le remboursement des prêts, quels rigolos paieront des impôts pour refaire l'école. Je suis désabusé, fatigué, écoeuré, honteux... L'assos où je bosse quelquefois, à récupérer ce soir quelques familles en détresse dont l'appart ou la voiture ont brûlé : les petits ont vu des choses ahurissantes, parfois même leur grand frère se laisser embarqués dans des destructions gratuites pour quelques sensations. Tout le monde devient aveugle. La maladie couvait chez eux depuis longtemps et bien que rien n'explique ou n'excuse ces gestes, cela fait longtemps que ça existe. C'est l'ampleur et l'échelle qui change : Haaa l'ère de la communication !!! Voilà à quoi elle sert !! L'éducation à la citoyenneté n'y a pas suffisamment servie puisqu'un seul faisant cela, cela rejaillit sur tous !! Je suis triste d'autant que même les écoles sont touchées : mais c'est vrai qu'elles le sont à certains endroits tous les jours et qu'on n'en parle pas.... Il y tant de gens géniaux, de femmes volontaires, d'associations fabuleuses, de parents exceptionnels qui vivent dans ces lieux désormais inaccessibles pour beaucoup d'entre nous, que j'ai la chair de poule en pensant à eux, à l'état dans lequel ils doivent être, et aux drôles, aux drôles aux drôles, bon sang...
Des marches sont prévues dans certaines agglomérations, mais cela me fait un peu peur... Tout le monde devrait s'y trouver et pourtant...
C'est un voili voilà triste, si triste ce soir...
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82706 est une réponse au message n° 82703] |
lun. 07 novembre 2005 00:06   |
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| e.delon | |
| messages : 823
Inscrit(e) : août 2004 Situation géographique : Haute-Garonne Métier : cycle 3 et Direction primaire maternelle | |
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Sans doute mais alors faut-il casser plus justement et en réfléchissant un peu... C'est Le FN qui s'en frotte les mains sans rien dire !!
Non là y'a rien à excuser, c'est de la con.... c'est tout !!
Pourquoi ne brule-t-il pas leur bagnole ?? Pourquoi détruire la boulangerie où leur mère achète le pain ? La pharmacie où sont les médocs ?? Bien sûr que la souffrance pousse à bout et à la révolte mais qui est dérangé là ??? Toi ?? Moi ??? Non, nous sommes dans notre confort devant les infos à nous insurger...
Y'a d'autres manières même pour être violent.
intuitoman relativiste et toujours chevalier jet d'ail
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| Re: Violences dans les banlieues [message n° 82771 est une réponse au message n° 82764] |
lun. 07 novembre 2005 12:08   |
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mamouth-resse |  | | messages : 2409
Inscrit(e) : mars 2005 Métier : PS1-GS | |
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Des news :
Les 93 gamins de l'école qui a brûlé, vont être relogés dans les bâtiment de l'élémentaire du groupe scolaire, qui n'ont été touchés que par de la suie (si je puis dire). En attendant le groupe scolaire est fermé pour une semaine. Il faudra ensuite des mois pour réparer la maternelle.
En ce qui concerne mon propre groupe : c'est moyen... un départ de feu cette nuit, mais sans gravité.
Ce matin à 7 h 45, j'ai éteins avec mes petits bras, le feu qui venait de prendre dans les poubelles... des collégiens rigolards me regardaient faire.
Ensuite, visite de l'Inspecteur d'Académie adjoint venu nous apporter son soutien en même temps que quelques directives concernant notre sécurité. C'est vraiment la première fois qu'on me demande mon avis de "personne de terrain", J'ai apprécié.
Il m'a paru très lucide sur la situation. Il m'a fait part de ses craintes pour la nuit prochaine, craintes que je partage.
Voilà, tout n'est pas noir, je dirais même que tout va pour le mieux en l'état actuel des choses.
J'espère que tout va se calmer, et vite. Je redoute par dessus tout, que ça se finisse par des pertes en vies humaines, pas ici particulièrement, mais un peu partout où ça chauffe.
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1. Je vous (salut – salue) Marie pleine de grâces et je vous (signal – signale) que je n’ai toujours pas gagné à la loterie.
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Heure actuelle : sam. 16 mai 03:00:47 2026
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